Dossier · Filtration domestique

Le filtre à eau à gravité :
ce qui est certifié, ce qui est revendiqué

Berkey, British Berkefeld, Doulton. Le registre public de l'organisme certificateur est gratuit et consultable en ligne. Voici ce qu'il dit, référence par référence, au 8 septembre 2026.

M
Maxime, créateur d'EWEO  ·   ·  Lecture ~17 min

Je vends un purificateur sous évier. Une fontaine à gravité n'est pas tout à fait un concurrent, c'est un autre objet, avec d'autres usages, et il y a des situations où elle fait ce que mon produit ne fera jamais. Vous avez quand même toutes les raisons de lire ce dossier avec méfiance, et c'est pourquoi il ne contient presque pas mon avis.

Il contient autre chose : le relevé, ligne à ligne, de ce que le registre public de NSF dit de ces produits, mis en face de ce que leurs fabricants écrivent sur leurs pages. Les deux documents sont accessibles gratuitement. L'écart entre les deux est l'essentiel de ce qu'il y a à savoir avant d'acheter une fontaine à 400 €.

La réponse courte

  • Berkey est certifié, et c'est nouveau. Trois systèmes figurent au registre NSF, avec les éléments Phoenix. Certifiés NSF 42, chlore, goût et odeur. Et rien d'autre.
  • British Berkefeld est certifié sur d'autres choses. Particules fines classe I, kystes, turbidité, microplastiques. Mais pas sur le chlore.
  • Personne n'est certifié sur la chimie. Ni plomb, ni COV, ni pesticides, ni PFAS, sur aucune fontaine des deux marques. Les fabricants publient leurs propres essais, ce qui n'est pas la même chose.
  • La céramique est une vraie barrière biologique. L'OMS mesure environ 4 log sur les bactéries pour ce type de filtre, c'est-à-dire 99,99 % de germes en moins. Sur les virus, elle mesure zéro. C'est de la physique, pas du marketing.
  • Là où il n'y a ni robinet ni pression, rien ne remplace la gravité. C'est le vrai terrain de ces appareils, et EWEO n'y fonctionne pas.

Comment fonctionne une fontaine filtrante à gravité ?

Deux cuves empilées, sans plomberie ni électricité. On verse l'eau dans celle du haut, elle traverse deux à quatre bougies filtrantes et s'écoule dans celle du bas, où un petit robinet la délivre. Chaque bougie associe une céramique poreuse, qui arrête mécaniquement bactéries et kystes, un cœur de charbon actif, qui capte les molécules chimiques, et de l'argent, qui empêche les germes retenus de proliférer sur le média.

Le principe n'a pas changé depuis le XIXe siècle. Les cuves sont en inox le plus souvent, et c'est exactement l'idée du filtre céramique breveté par Henry Doulton en 1827, à l'époque du choléra londonien. Rien n'a été ajouté depuis, sinon le charbon actif au cœur de la bougie.

Les bougies contiennent en général trois choses, et il est utile de savoir laquelle fait quoi :

Enveloppe

La céramique

Une terre de diatomées frittée, criblée de pores sub-microniques. Elle arrête ce qui est plus gros que ses pores, mécaniquement. C'est elle qui retient les kystes de parasites et les bactéries.

Cœur

Le charbon actif

En grains, à l'intérieur de la bougie, parfois accompagné d'un média métaux lourds. C'est lui qui porte toutes les revendications chimiques du fabricant, et lui seul.

Additif

L'argent

Incorporé à la céramique pour empêcher les bactéries retenues de se remettre à pousser sur la paroi. Un choix technique ancien, qui aura des conséquences juridiques inattendues aux États-Unis.

Ce qu'il n'y a pas

Aucune résine

Contrairement à une carafe, il n'y a pas de résine échangeuse d'ions. La fontaine n'acidifie donc pas l'eau et ne retire pas le calcium. Elle ne fait rien contre le calcaire non plus.

La céramique et le charbon travaillent sur deux registres qui n'ont rien à voir. La céramique est un tamis : elle ne fait aucune différence entre une bactérie et une particule d'argile, elle bloque tout ce qui ne passe pas. Le charbon, lui, ne tamise pas, il adsorbe : les molécules organiques se collent à sa surface interne, jusqu'à ce qu'il en soit saturé. Le premier a une performance stable et visible, le second a une performance qui s'épuise silencieusement.

Sur la finesse annoncée, méfiez-vous des chiffres. Selon la fiche que vous lisez, une même bougie Doulton est annoncée à 0,22, 0,5 ou 0,9 µm. Ces valeurs ne sont pas contradictoires par hasard : certaines sont des seuils « absolus », d'autres « nominaux », et le fabricant lui-même ne publie pas de chiffre unique. La seule finesse vérifiable est celle qui a été certifiée : la classe I de la norme NSF/ANSI 42, qui demande de retenir au moins 85 % des particules comprises entre 0,5 et 1 µm. C'est la classe la plus fine des six que prévoit la norme.

Berkey et British Berkefeld sont-ils certifiés NSF ?

Les deux le sont, mais pas sur les mêmes contaminants. Au registre public de NSF consulté le 8 septembre 2026, les fontaines Berkey (Big, Royal, Travel) équipées d'éléments Phoenix sont certifiées NSF/ANSI 42 pour le chlore, le goût et les odeurs, et rien d'autre ; les British Berkefeld SS2 le sont pour les particules fines, les kystes, la turbidité et les microplastiques, mais pas pour le chlore. Aucune des deux marques ne détient de revendication certifiée sur le plomb, les COV, les pesticides ou les PFAS.

NSF publie gratuitement la liste de tous les appareils de traitement d'eau potable qu'il certifie, avec le détail des revendications retenues pour chacun. On y cherche un fabricant, on lit ce qui est écrit. Voici ce que donne cette recherche le 8 septembre 2026, la page portant elle-même la mention « à jour au mardi 8 septembre 2026 ».

Côté Doulton, le fabricant britannique des bougies British Berkefeld, deux systèmes à gravité sont listés dans la catégorie des appareils à remplissage manuel : le SS2 Ultra Sterasyl et le SS2 Ultra Fluoride 8,5 L. L'élément de rechange Ultra Sterasyl, référence W9121226, y figure séparément avec les mêmes revendications.

Côté Berkey, et c'est le fait nouveau de ce dossier, la société New Millennium Concepts Ltd est désormais inscrite au registre. Trois systèmes y apparaissent, Big Berkey, Royal Berkey et Travel Berkey, équipés d'un élément appelé Phoenix Gravity New Millennium Edition PGF9-2, pour un cycle de service certifié de 1 050 gallons, soit 3 974 litres. Jusqu'à récemment, aucun produit Berkey ne figurait dans cette base, et notre propre guide des méthodes de filtration l'écrivait encore il y a quelques semaines. Ce n'est plus vrai. Toute page qui l'affirme aujourd'hui, y compris la nôtre avant ce matin, n'a pas été revérifiée.

Référence, telle que listéeNSF/ANSI 42NSF/ANSI 53NSF/ANSI 401Plomb, COV, pesticides, PFAS
British Berkefeld SS2 Ultra Sterasyl
bougie Ultra Sterasyl W9121226
Particules classe I Kystes, turbidité Microplastiques Aucune
British Berkefeld SS2 Ultra Fluoride 8,5 L Particules classe I Turbidité, kystes Microplastiques Aucune
Big, Royal et Travel Berkey
éléments Phoenix Gravity PGF9-2
Chlore, goût, odeur Aucun produit listé Aucun produit listé Aucune
Élément Black Berkey Absent du registre Absent du registre Absent du registre Aucune

Relevé du 8 septembre 2026 dans la base des appareils de traitement de l'eau potable de NSF. Les mentions « aucun produit listé » et « absent du registre » correspondent à la réponse littérale de la base, « aucun produit correspondant », pour les recherches correspondantes.

Trois choses sautent aux yeux quand on met ces lignes côte à côte.

Les deux marques ne se recouvrent sur rien. Berkey est certifié là où British Berkefeld ne l'est pas, sur le chlore et le goût. British Berkefeld est certifié là où Berkey ne l'est pas, sur les particules fines, les kystes, la turbidité et les microplastiques. Un acheteur qui hésite entre les deux ne choisit pas entre deux niveaux de qualité, il choisit entre deux garanties différentes.

Aucune des deux n'est certifiée sur un contaminant chimique sanitaire. Pas le plomb, pas les solvants, pas les pesticides, pas les PFAS. C'est le seul point où les deux se rejoignent, et c'est le plus important pour une eau de robinet française.

Ce n'est pas une fatalité technique. Le même fabricant Doulton fait certifier une réduction du plomb au titre de la norme 53, sur ses systèmes sous pression : Ultracarb, Biotect Ultra, Kingfisher. Ces cartouches-là existent, elles sont certifiées, elles équipent des filtres raccordés à la plomberie. Elles n'équipent pas les fontaines.

Un détail qui mérite d'être signalé, sans en tirer de conclusion : le système listé sous le nom « SS2 Ultra Fluoride » ne porte, dans le registre, aucune revendication certifiée de réduction du fluor. Ses trois revendications sont les mêmes que celles de l'Ultra Sterasyl. Le fabricant publie par ailleurs ses propres essais sur le fluor, jusqu'à 98,9 % de réduction ; simplement, ce chiffre n'est pas dans le champ de la certification.

Que revendiquent les fabricants au-delà de leur certification ?

Nettement plus que ce qui est certifié. Sur sa page de données d'essai, Doulton annonce pour la bougie Ultra Sterasyl plus de 99 % sur le chlore, 95 % sur le PFOA et le PFOS combinés et jusqu'à 95 % sur le plomb ; le site officiel des éléments Phoenix annonce de son côté les PFAS, les métaux lourds et les médicaments. Ces essais existent, mais la notice de Doulton précise elle-même que toute revendication supplémentaire n'a pas été évaluée par NSF.

Le tableau précédent ne dit pas que ces fontaines ne retiennent rien d'autre. Il dit qu'un organisme tiers n'a validé que cela. Les fabricants publient de leur côté des essais nettement plus larges, et ces essais existent, ils ne sont pas inventés.

Le détail, pour la bougie Ultra Sterasyl, celle des fontaines :

> 99 %
de chlore libre retiré sur une eau à 2 ppm, essai publié par Doulton
95 %
sur le PFOA et le PFOS combinés, de 1,5 à moins de 0,07 ppb, essai publié par Doulton
jusqu'à 95 %
sur le plomb à pH 6,5 et > 90 % sur une gamme de pesticides et de médicaments, essais publiés par Doulton

Ce sont de vrais résultats de laboratoire. Ils n'ont simplement pas le même statut qu'une certification, et la notice officielle de la bougie le dit mieux que je ne saurais le faire. Ce petit feuillet plié dans la boîte, référence W2394002-01, porte la mention réglementaire suivante :

« Toute revendication supplémentaire n'a pas été évaluée par NSF et n'est donc pas couverte par la certification de ce produit. »
Notice Doulton de la bougie Ultra Sterasyl W9121226, document W2394002-01, août 2023. Traduit de l'anglais.

Le même écart existe côté Berkey, formulé par le fabricant lui-même. Le site officiel des éléments Phoenix indique qu'ils sont certifiés selon la norme NSF/ANSI 42 et selon la norme NSF/ANSI/CAN 372, puis énumère, sur le registre de la revendication et non de la certification, les PFAS, le PFOA et le PFOS, les composés organiques de synthèse, les métaux lourds et les médicaments.

Ce que veut dire chaque numéro, parce que c'est là que se logent les malentendus.

NSF/ANSI 42 couvre les effets esthétiques : chlore, goût, odeur, particules. Elle ne dit rien de la santé. NSF/ANSI 53 couvre les effets sanitaires : kystes, turbidité, plomb, COV, et depuis 2019 les PFAS, après absorption du protocole P473 créé en 2016. NSF/ANSI 401 couvre 15 composés émergents et porte, séparément, la revendication microplastiques, laquelle s'appuie sur la même méthode d'essai particulaire que la classe I de la 42. Autrement dit, pour ces fontaines, « particules classe I » et « microplastiques » décrivent une seule et même performance physique, comptée deux fois.

Et le plus trompeur : NSF/ANSI/CAN 372 ne concerne pas le retrait du plomb de l'eau. Elle porte sur la teneur en plomb des matériaux de l'appareil, la notion de plomberie « sans plomb » au sens de la loi américaine sur l'eau potable. Voir « 372 » et « plomb » dans la même phrase ne signifie donc pas que l'eau sera débarrassée du plomb.

Il ne s'agit pas de dire qu'une certification vaut vérité et qu'un essai fabricant vaut mensonge. La différence est plus prosaïque. Un rapport de laboratoire décrit un lot, à un instant, dans des conditions choisies par celui qui commande l'essai. Une certification, c'est un tiers qui teste sur la totalité de la durée de vie annoncée, qui audite l'usine, qui recontrôle dans le temps, et qui publie une fiche que n'importe qui peut aller lire sans demander la permission à personne. Quand une performance disparaît en fin de cartouche, c'est la certification qui le voit.

Pourquoi l'agence américaine a-t-elle interdit la vente des filtres Black Berkey ?

Parce que la marque annonçait détruire virus et bactéries et utilisait de l'argent comme antimicrobien, ce qui fait basculer le produit dans la réglementation américaine des pesticides. L'ordre d'arrêt de vente du 8 mai 2023 (dossier FIFRA-08-2023-0038) porte sur un défaut d'enregistrement et d'étiquetage, jamais sur la qualité de l'eau produite. Il n'a aucune portée en France, où ces fontaines restent en vente librement.

Le destinataire de l'ordre est Berkey International LLC, la société portoricaine qui distribue la marque. Le dossier mérite d'être raconté exactement, parce qu'il est très souvent déformé, dans les deux sens.

Les inspecteurs relèvent sur l'étiquetage des éléments Black Berkey, en anglais dans le document : « virus : plus de 99,999 % ; bactéries pathogènes (et substituts) : plus de 99,9999 % », avec la mention d'un dépassement du « standard de purification » à 6 log sur Bacillus atrophaeus, le germe utilisé en laboratoire comme substitut du bacille du charbon. Et sur un site de vente : « Oui, l'argent est utilisé comme antimicrobien pour auto-stériliser les éléments Black Berkey. »

Le raisonnement de l'agence tient en une phrase : « Ces revendications indiquent que les produits à filtre Black Berkey sont des substances ou des mélanges de substances destinés à prévenir, détruire, repousser ou atténuer un organisme nuisible, et donc des pesticides. » Aux États-Unis, une bactérie ou un virus est juridiquement un organisme nuisible. Un produit qui revendique de les détruire, et qui contient de surcroît un antimicrobien, bascule dans la réglementation des pesticides, qui impose un enregistrement et un étiquetage particuliers. L'agence constate qu'aucun de ces produits n'est enregistré, et que leurs étiquettes ne portent pas le numéro d'établissement exigé.

Ce que ce dossier ne dit pas. Il ne contient aucune analyse de l'eau produite, aucune contestation d'un résultat d'essai, aucune allégation de danger. Le grief est un statut administratif, pas une performance. C'est important, et c'est ce qui manque à la plupart des articles qui citent cette affaire.

Ce qui a suivi. Le 6 mars 2024, c'est Berkey International qui a assigné l'EPA devant le tribunal fédéral de Porto Rico, affaire n° 3:24-cv-01106, en soutenant que l'agence a reclassé des filtres mécaniques en pesticides « soudainement et sans préavis », sans respecter la procédure d'élaboration des règles. Je n'ai pas trouvé de document judiciaire de source primaire décrivant l'issue de ce contentieux, et je ne publierai donc pas ce que j'ai lu ailleurs à ce sujet.

Ce que je peux constater, en revanche : au registre NSF du 8 septembre 2026, les trois systèmes Berkey listés sont équipés d'éléments Phoenix, l'élément Black Berkey n'y figure pas, et le distributeur français ne propose plus qu'un seul modèle de rechange dans sa rubrique « éléments filtrants », le Phoenix Gravity.

Rien de tout cela n'a de portée en France, où ces fontaines restent en vente librement. Cet épisode reste utile pour une raison : il montre que les allégations les plus fortes de la marque, celles sur les virus et les bactéries, sont exactement celles qui n'ont jamais été validées par un tiers.

Dans quels cas une fontaine à gravité est-elle le bon choix ?

Partout où il n'y a ni robinet ni pression : puits, source, citerne, van, bateau, résidence secondaire, coupure d'eau prolongée, voyage. Dans ces situations la fontaine est la bonne réponse, et un purificateur sous évier, y compris le mien, n'en est pas une. Elle ne rejette rien à l'égout et laisse les minéraux en place.

Autant le dire sans le noyer entre deux réserves. Mon purificateur a besoin d'un robinet, d'une arrivée d'eau sous pression et d'un espace fixe sous un évier. Sans ces trois choses, il ne sert à rien, et les quatre situations ci-dessous sont celles où il n'a rien à proposer.

Sans réseau

Puits, source, citerne

Une eau de puits privée n'est pas désinfectée. La barrière céramique y prend tout son sens, puisque le risque y est d'abord microbiologique. Aucun filtre à charbon seul ne prétend faire ça.

Sans pression

Van, bateau, cabane

Rien à raccorder, rien à brancher, une seule pièce mobile qui est le robinet. C'est le seul système de cette page qui fonctionne posé sur une table, à l'arrêt comme en route.

Sans continuité

Résidence secondaire

Une maison ouverte trois semaines par an, avec des canalisations qui ont stagné dix mois : la fontaine se remplit, se vide, se range, et ne subit pas les à-coups d'une installation dormante.

En secours

Coupure d'eau, voyage

Une coupure prolongée, un arrêté préfectoral de non-consommation, un séjour dans un pays où l'eau du robinet n'est pas contrôlée : une fontaine et deux bougies restent la réponse la plus simple, et la plus autonome.

Il y a aussi une qualité plus discrète de ces appareils : ils ne rejettent rien. Là où une osmose inverse envoie plusieurs litres à l'égout pour un litre produit, une fontaine à gravité filtre tout ce qu'on y verse et laisse les minéraux en place. Sur ce point, elle est irréprochable.

Une fontaine à gravité élimine-t-elle les bactéries et les virus ?

Les bactéries et les parasites oui, les virus non. Sur un filtre céramique à gravité de ce type, l'OMS a mesuré 4,1 log de réduction sur E. coli, soit 99,99 %, mais 0,0 et 0,2 log seulement sur deux virus modèles. C'est une affaire de taille de pores, et c'est le seul axe sur lequel une fontaine fait quelque chose qu'EWEO ne fait pas et ne revendique pas.

Autant l'écrire noir sur blanc, puisque c'est ce qui rend le reste de cette page lisible : sur la barrière microbiologique, la fontaine à gravité fait quelque chose qu'EWEO ne fait pas et ne revendique pas. Les normes NSF 42, 53 et 401 auxquelles se réfère ma cartouche ne couvrent pas ce champ. Je n'ai aucune revendication microbiologique, ni certifiée ni testée, et je n'en aurai pas.

Un mot sur le « log », parce que toute la microbiologie se compte comme ça et que personne ne l'explique. C'est une échelle où chaque unité retire un zéro. 1 log, c'est 90 % de germes en moins ; 2 log, 99 % ; 3 log, 99,9 % ; 4 log, 99,99 % ; 6 log, 99,9999 %.

On compte ainsi parce que ce qui importe n'est pas le pourcentage retiré mais ce qui reste dans le verre. Entre 99 % et 99,9 % il n'y a qu'une décimale d'écart sur le papier, mais dix fois moins de bactéries dans l'eau. Et à l'inverse, un filtre qui affiche 0 log ne retient rien du tout : l'eau ressort avec autant de germes qu'à l'entrée.

Ce que fait la céramique est mesurable, et l'OMS l'a mesuré. Dans son programme international d'évaluation des technologies de traitement de l'eau à domicile, elle a fait tester un filtre céramique à gravité de conception comparable, dans un laboratoire désigné. Résultat :

4,1 log
de réduction moyenne sur E. coli, soit environ 99,99 % (mesure OMS)
0,0 et 0,2 log
sur les deux virus modèles testés, MS-2 et phiX-174 (mesure OMS)
0,021 à 0,054 mg/L
d'argent résiduel mesuré par l'OMS, sous sa valeur guide de 0,1 mg/L

Ces trois chiffres racontent toute l'histoire. Une bactérie mesure de l'ordre du micromètre, un kyste de Cryptosporidium ou de Giardia quelques micromètres : un pore sub-micronique les arrête, et l'appareil obtient la mention OMS de protection ciblée « bactéries et protozoaires ». Un virus mesure 20 à 300 nanomètres, cent fois moins : il traverse. Ce n'est pas un défaut de fabrication, c'est une conséquence de la taille des trous. L'échelle OMS demande d'ailleurs au moins 5 log sur les virus pour parler de protection complète.

Le fabricant en tire lui-même la conséquence, et sa notice le formule sans détour :

« Ne pas utiliser là où l'eau est microbiologiquement non sûre ou de qualité inconnue, sans désinfection adéquate avant ou après le système. »
Notice Doulton, bougie Ultra Sterasyl W9121226. Traduit de l'anglais.

Sur une eau de puits ou une eau de pluie, la fontaine reste donc le meilleur outil disponible sans électricité, mais elle ne se substitue pas à une désinfection. En France, l'eau de pluie relève par ailleurs des eaux impropres à la consommation humaine au sens de l'arrêté du 12 juillet 2024, quel que soit le filtre qu'on lui applique. C'est une information utile, pas un reproche adressé à l'appareil.

Faut-il se méfier de l'eau qui attend dans la cuve du bas ?

Oui, si elle y séjourne. L'eau filtrée n'a plus de chlore pour la protéger et reste à température ambiante dans un récipient de six à douze litres, ce qui réunit les deux facteurs que l'Anses identifie comme responsables des dérives microbiologiques des carafes filtrantes. Vider plutôt que compléter, rincer et sécher la cuve, récurer les bougies quand le débit baisse.

Il y a une contrepartie à ce mode de fonctionnement, et elle tient à la cuve basse. L'eau filtrée y séjourne, à température ambiante, parfois plusieurs jours, et elle n'a plus de chlore pour la protéger. C'est exactement le mécanisme que l'Anses décrit pour les carafes filtrantes : en retenant le chlore, on retire aussi ce qui protégeait l'eau tout au long de son trajet dans les canalisations. Ici, le volume est plus grand et la durée plus longue.

L'argent de la céramique protège le média filtrant, pas le contenu de la cuve. Trois gestes suffisent, et ils ne sont pas optionnels : vider la cuve basse plutôt que compléter par-dessus, la rincer et la sécher dès que la fontaine n'est pas utilisée quotidiennement, et récurer les bougies à la brosse dure quand le débit baisse, ce que la notice demande explicitement. C'est le même sujet que celui traité dans le dossier sur les carafes filtrantes, transposé à un récipient de huit litres.

Quel débit, et combien coûte une fontaine à gravité sur cinq ans ?

Environ 1,8 L/h sur une British Berkefeld à deux bougies céramique, 12,3 L/h sur une Big Berkey selon berkey.fr : on anticipe, on ne remplit pas un verre à la demande. Sur les prix publics relevés en France le 8 septembre 2026, le coût sur cinq ans, appareil et consommables compris, ressort à 1 130 € pour une British Berkefeld 6 L et à 951 € pour une Big Berkey 8,5 L.

Le débit dépend entièrement du média. Une bougie céramique est dense : les fiches techniques des distributeurs Doulton annoncent environ 900 mL par heure et par bougie, soit près de 1,8 L/h avec les deux bougies d'une British Berkefeld. Un élément composite de charbon est bien plus perméable : berkey.fr annonce « 12,3 litres par heure avec deux filtres » sur une Big Berkey, et 20,8 L/h sur une Imperial. Pour référence, la seule mesure faite par un tiers que j'aie trouvée, celle de l'OMS sur un filtre céramique, donne 3 L/h à neuf sur une eau non turbide.

Et dans les deux cas le débit baisse à mesure que la céramique ou le composite se colmate, jusqu'au récurage suivant.

Sur le budget, voici les prix relevés en France le 8 septembre 2026, chez les distributeurs des deux marques.

294,95 €
British Berkefeld 6 L avec deux bougies Ultra Sterasyl, puis 83,51 € le lot de 2 bougies tous les 6 mois (boutique eaudoultonfrance.fr)
401 €
Big Berkey 8,5 L, puis 110 € la paire d'éléments Phoenix changée une fois par an (berkey.fr)
371 à 542 €
selon le modèle Berkey, de 5,7 à 22,7 L de capacité (berkey.fr)
Coût cumulé, achat et consommables1re année3 ans5 ans
British Berkefeld 6 L, bougies changées tous les 6 mois462 €796 €1 130 €
Big Berkey 8,5 L, éléments Phoenix changés tous les ans511 €731 €951 €

Le jeu de bougies de départ est compris dans le prix d'achat, la première année ne compte donc qu'un remplacement pour la British Berkefeld et aucun pour la Berkey. Prix publics relevés le 8 septembre 2026, certains en promotion à cette date.

Une remarque sur les capacités annoncées, parce qu'elle éclaire la ligne « Phoenix » de ce tableau. Les anciens éléments Black Berkey étaient annoncés à 22 700 litres pour une paire par les distributeurs de la marque. Les éléments Phoenix sont annoncés à environ 1 500 litres par élément sur berkey.fr, et leur cycle certifié au registre NSF est de 1 050 gallons, soit 3 974 litres par système. Ce sont deux notions différentes : la seconde est celle sur laquelle la revendication a été vérifiée jusqu'au bout par un tiers. Un chiffre annoncé et un chiffre certifié ne se comparent pas, et c'est précisément pour ça que la distinction vaut la peine d'être connue.

Une fontaine à gravité est-elle utile sur l'eau du robinet française ?

Moins que sur une eau non traitée, parce que son atout principal porte sur un risque déjà traité en amont. Environ 95 % de la population française reçoit une eau chlorée et soumise au contrôle sanitaire, d'après le Centre d'information sur l'eau. Ce qui reste au robinet est chimique, chlore et sous-produits, métabolites de pesticides, PFAS, parfois du plomb, et c'est exactement le champ sur lequel aucune fontaine à gravité ne détient de revendication certifiée.

Tout ce qui précède décrit des appareils sur n'importe quelle eau. La question qui intéresse la plupart des gens qui lisent cette page est plus étroite : boire l'eau du robinet chez soi, en France. C'est le besoin commun sur lequel porte la comparaison qui suit, et c'est le seul.

Sur ce besoin-là, une donnée change tout : l'eau qui arrive au robinet a déjà été désinfectée et fait l'objet d'un contrôle sanitaire réglementaire. Le chlore résiduel la protège tout au long du réseau, et les non-conformités microbiologiques y sont l'exception. Ce qui reste au robinet, ce n'est pas un problème de bactéries, c'est ce que le contrôle sanitaire trouve encore : du chlore et ses sous-produits, des métabolites de pesticides, des PFAS, des traces de microplastiques, parfois du plomb relargué par la robinetterie du logement.

Autrement dit, sur une eau de robinet française, la barrière microbiologique de la céramique, qui est son atout majeur, s'applique à un risque qui a déjà été traité en amont. Et le risque résiduel, lui, est chimique. C'est exactement le champ sur lequel aucune fontaine à gravité, quelle que soit la marque, ne détient de revendication certifiée.

Comment lire le tableau ci-dessous. Une fontaine à gravité et un purificateur sous évier sont deux catégories d'appareils distinctes. La comparaison ne porte que sur leur besoin commun, boire l'eau du robinet chez soi, et uniquement sur des critères que les deux catégories partagent. Les capacités qu'elles ne partagent pas, la mobilité, le fonctionnement sans pression ni électricité et la barrière microbiologique, ne figurent pas dans ce tableau : sur ces trois axes, la fontaine à gravité est supérieure, c'est écrit plus haut et ce n'est pas discutable.

Sur le besoin « boire l'eau du robinet chez soi »Fontaine BerkeyFontaine British BerkefeldPurificateur EWEO
Chlore, goût et odeur Certifié NSF 42 Essai fabricant Mesuré en laboratoire
Particules de 0,5 à 1 µm, classe I Non revendiqué Certifié NSF 42 Non revendiqué
Turbidité Non revendiqué Certifié NSF 53 < 0,50 NFU avant et après
Microplastiques Non revendiqué Certifié NSF 401 Finesse 1 µm du bloc CTO
Solvants et COV Revendiqué Essai fabricant Conforme NSF 53
PFOA et PFOS Revendiqué Essai fabricant, 95 % Conforme NSF 53
Composés émergents, médicaments Revendiqué Essai fabricant Conforme NSF 401
Plomb Revendiqué Essai fabricant Non revendiqué
Nitrates Non Non Non
Calcaire Non Non Non
Coût sur 5 ans 951 € 1 130 € 560 €
Entretien courant Éléments 1 fois par an, cuves à rincer Bougies 2 fois par an, récurage, cuves à rincer Cartouches 1 à 2 fois par an

« Certifié » signifie : revendication présente au registre public de l'organisme certificateur. « Essai fabricant » et « revendiqué » : publié par le fabricant, hors champ de sa certification. Sur la turbidité, Eurofins a mesuré moins de 0,50 NFU avant comme après filtration sur l'eau de Lille : cette mesure ne montre pas une réduction, elle montre qu'il n'y avait rien à retirer. Une fontaine certifiée sur ce paramètre garde l'avantage sur une eau trouble. Le détail méthode par méthode est dans le guide des méthodes de filtration, et le détail sous évier dans le comparatif.

Je ne vais pas conclure à votre place, la ligne du tableau qui compte n'est pas la même selon l'eau que vous buvez et l'endroit où vous vivez. Je me contente de reformuler le constat : sur une eau non traitée, la colonne qui compte est celle de la barrière physique, et la gravité la remporte. Sur une eau de robinet française déjà désinfectée, la colonne qui compte est celle de la chimie, et c'est là qu'aucune fontaine ne peut produire de certification.

Côté produit

Puisque ce dossier passe son temps à distinguer ce qui est certifié de ce qui est revendiqué, voici où se situe mon propre produit, avec la même règle appliquée à lui-même.

  • Ce qui est certifié : la cartouche est inscrite au registre public IAPMO R&T, certifiée NSF/ANSI 42 pour l'innocuité des matériaux, et testée conforme aux exigences NSF/ANSI 53 et 401 par le laboratoire d'IAPMO R&T. Capacité vérifiée à l'essai : 946 L, soit 250 gallons.
  • Ce qui est mesuré : deux laboratoires accrédités COFRAC ont analysé l'eau de Lille avant et après filtration. 20 PFAS indétectables après filtration chez Eurofins, trihalométhanes passés de 13,2 µg/L à moins de 1.
  • Ce que je ne revendique pas : rien en microbiologie, aucune réduction du plomb, aucun effet sur les nitrates ni sur le calcaire. Sur la barrière contre les bactéries et les kystes, une fontaine céramique fait ce que je ne fais pas.
  • Ce qu'il faut pour l'installer : un robinet, une arrivée d'eau sous pression, un espace sous l'évier. Si vous n'avez pas ces trois choses, refermez cette page et prenez une fontaine.

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Questions fréquentes

Un filtre à eau Berkey est-il certifié NSF ?+
Oui, depuis peu, et sur un périmètre précis. Au registre public de NSF consulté le 8 septembre 2026, trois systèmes de New Millennium Concepts Ltd sont listés, Big Berkey, Royal Berkey et Travel Berkey, équipés d'éléments Phoenix Gravity New Millennium Edition PGF9-2. Leurs revendications certifiées relèvent de la seule norme NSF/ANSI 42 : réduction du chlore, réduction du goût et des odeurs, pour un cycle de service de 1 050 gallons, soit 3 974 litres. Les recherches sur les normes NSF/ANSI 53 et 401 ne renvoient aucun produit Berkey, et l'élément Black Berkey ne figure pas au registre.
Une fontaine à gravité retient-elle le plomb, les pesticides et les PFAS ?+
Aucune fontaine à gravité ne porte de revendication certifiée sur ces contaminants. Les fabricants publient en revanche leurs propres essais : Doulton annonce jusqu'à 95 % sur le plomb à pH 6,5, plus de 90 % sur une gamme de pesticides et de médicaments, 95 % sur le PFOA et le PFOS combinés pour sa bougie Ultra Sterasyl. Sa notice officielle précise que toute revendication supplémentaire n'a pas été évaluée par NSF et n'est donc pas couverte par la certification du produit. Le même fabricant fait pourtant certifier une réduction du plomb sur ses systèmes sous pression, mais pas sur ses fontaines.
Berkey ou British Berkefeld : quelle différence réelle ?+
Leurs certifications ne se recouvrent pas du tout. Berkey est certifié sur le chlore, le goût et les odeurs, et sur rien d'autre. British Berkefeld ne l'est pas sur le chlore, mais l'est sur la rétention des particules de 0,5 à 1 µm en classe I, sur les kystes et la turbidité au titre de la norme 53, et sur les microplastiques au titre de la 401. Techniquement, l'un mise sur un composite de charbon, l'autre sur une céramique microporeuse à cœur de charbon. Les deux marques sont liées commercialement : New Millennium Concepts est le distributeur nord-américain de British Berkefeld depuis 1998, sans en être le fabricant.
Une fontaine à gravité rend-elle potable l'eau d'un puits ou de pluie ?+
Non, et le fabricant le dit lui-même. La notice de la bougie Ultra Sterasyl porte la mention imposée par la certification : ne pas utiliser là où l'eau est microbiologiquement non sûre ou de qualité inconnue sans désinfection adéquate avant ou après le système. La céramique est une excellente barrière contre les bactéries et les protozoaires, mais pas contre les virus : l'OMS a mesuré sur un filtre céramique à gravité 4,1 log de réduction sur E. coli et 0,0 à 0,2 log sur deux virus modèles. En France, l'eau de pluie relève par ailleurs des eaux impropres à la consommation humaine au sens de l'arrêté du 12 juillet 2024.
Combien coûte une fontaine filtrante à gravité sur cinq ans ?+
Environ mille euros, l'appareil et les consommables compris. Sur les prix relevés en France en septembre 2026 : une British Berkefeld 6 litres à 294,95 €, avec deux bougies à changer tous les six mois pour 83,51 € le lot, revient à 796 € sur trois ans et 1 130 € sur cinq ans. Une Big Berkey 8,5 litres à 401 €, avec une paire d'éléments Phoenix à 110 € par an, revient à 731 € sur trois ans et 951 € sur cinq ans.

Les sources

Toutes les revendications de certification citées dans ce dossier ont été relevées le 8 septembre 2026 dans le registre public de NSF, consultable gratuitement et sans compte. Les revendications non certifiées viennent des pages officielles des fabricants. Les deux catégories sont systématiquement distinguées dans le texte.

  1. NSF, Product and Service Listings, base des appareils de traitement de l'eau potable, recherches « Doulton Water Filters », « Berkey » et « Black Berkey » sur les normes 42, 53 et 401, relevé du 8 septembre 2026 : info.nsf.org
  2. Doulton Water Filters (Fairey Industrial Ceramics Ltd), Operating & Exchange Instructions for Ultra Sterasyl Candles, Part No W9121226, document W2394002-01, août 2023 (capacité 1 500 L ; mention selon laquelle toute revendication supplémentaire n'a pas été évaluée par NSF ; mention interdisant l'usage sur une eau microbiologiquement non sûre ou de qualité inconnue sans désinfection ; récurage de la bougie).
  3. Doulton Water Filters, Water Filter Test Data, performances publiées par le fabricant pour l'Ultra Sterasyl et l'Ultra Fluoride : doulton.com
  4. New Millennium Concepts Ltd, site officiel des éléments Phoenix Gravity (mentions de certification NSF/ANSI 42 et NSF/ANSI/CAN 372, revendications PFAS et métaux) : berkeyphoenix.com
  5. US EPA Region 8, FIFRA Section 13(a) Stop Sale, Use, or Removal Order, docket FIFRA-08-2023-0038, Berkey International LLC, 8 mai 2023 : epa.gov
  6. Berkey International, LLC v. Environmental Protection Agency et al., United States District Court, District of Puerto Rico, n° 3:24-cv-01106, plainte déposée le 6 mars 2024 (46 pages) : epa.gov
  7. OMS, International Scheme to Evaluate Household Water Treatment Technologies, rapport d'évaluation d'un filtre céramique à gravité (Katadyn Rapidyn Water Filter Kit), Round III, 2020, essais au KWR Watercycle Research Institute : who.int
  8. OMS, Guidelines for Drinking-water Quality, 4e édition, 2017 (valeur guide argent 0,1 mg/L, critères de performance en réduction log10) : who.int
  9. Anses, avis relatif à l'évaluation de l'innocuité et l'efficacité des carafes filtrantes, saisine n° 2015-SA-0083, 19 octobre 2016 (mécanisme de la perte du chlore résiduel et qualité microbiologique de l'eau stockée ; l'avis porte sur les carafes et bouteilles filtrantes) : anses.fr
  10. Arrêté du 12 juillet 2024 relatif aux conditions sanitaires d'utilisation d'eaux impropres à la consommation humaine pour des usages domestiques (en vigueur au 1er septembre 2024, abroge l'arrêté du 21 août 2008) : legifrance.gouv.fr
  11. Prix publics relevés le 8 septembre 2026 : berkey.fr pour les fontaines Berkey et les éléments Phoenix Gravity, boutique.eaudoultonfrance.fr pour la British Berkefeld 6 L et les bougies Ultra Sterasyl. Certains prix étaient en promotion à cette date.
  12. British Berkefeld, foire aux questions sur la relation avec New Millennium Concepts (la page indique que New Millennium Concepts est, depuis 1998, le distributeur principal pour l'Amérique du Nord des fontaines à gravité en inox British Berkefeld, sans en être le fabricant) : britishberkefeld.com
  13. Conformité de la cartouche EWEO : registre public IAPMO R&T, détail dans la foire aux questions. Analyses avant et après filtration : Eurofins et Flandres-Analyses, laboratoires accrédités COFRAC. Turbidité mesurée par Eurofins (COFRAC essais 1-6329, spectrophotométrie NF EN ISO 7027-1) sur les prélèvements du 3 juin 2026 à Lille : < 0,50 NFU avant filtration comme après. Le laboratoire signale que le délai de mise en analyse de ce paramètre dépassait le délai normatif, tout en jugeant le résultat exploitable au regard de ses études de stabilité.

Doulton®, British Berkefeld® et Sterasyl® sont des marques déposées de Fairey Industrial Ceramics Limited. Berkey® et Black Berkey® sont des marques déposées de New Millennium Concepts, Ltd. Elles sont citées ici à titre descriptif, pour identifier les produits dont les certifications publiques sont examinées.