Pourquoi filtrer
l'eau du robinet ?
L'eau du robinet peut contenir des substances que vous ne voudriez pas boire : chlore, pesticides, PFAS, microplastiques, résidus médicamenteux.
Il existe des normes, plus ou moins strictes et plus ou moins bien respectées, et l'eau est, dans la grande majorité des cas, potable. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle soit parfaitement saine. Le cadre évolue d'ailleurs : depuis janvier 2026, la directive européenne 2020/2184 impose la surveillance de 20 PFAS dans l'eau potable, avec une limite de 100 ng/L pour leur somme. Selon les aléas climatiques ou les situations locales, il arrive que les limites sanitaires soient ponctuellement dépassées.
Pour vous faire une idée, vous pouvez consulter ces trois cartes (elles ne prennent pas en compte tous les polluants, mais offrent une bonne vision d'ensemble du problème) :
On y voit clairement que de nombreuses zones ne sont pas testées pour certains polluants et que, selon les régions, les concentrations peuvent être élevées, voire préoccupantes.
Les études restent limitées : nous manquons encore de recul sur beaucoup de ces substances. Plus les techniques d'analyse progressent, plus on en découvre de nouvelles. Il faudra probablement des années pour comprendre pleinement leurs effets réels, et encore davantage pour étudier l'impact de ce « cocktail » de substances qui, combinées, pourraient amplifier les risques.
C'est suffisant pour agir.
Les différents polluants dans l'eau potable
Voici ce qu'on retrouve dans l'eau du robinet, et ce qui fonctionne vraiment pour le filtrer.
Chacun de ces polluants entre dans l'eau à un endroit précis de son trajet : dans la nappe, en rivière, à l'usine, ou dans les canalisations. Suivre le voyage de l'eau, du nuage au verre →
- L'eau du robinet est potable, mais potable ne signifie pas sans traces de substances indésirables.
- Le chlore élimine bactéries et virus dans le réseau, mais laisse un goût et peut former des sous-produits (THM) à long terme.
- Les pesticides et leurs métabolites (souvent non mesurés) ont rendu l'eau non conforme pour 28,5 % des Français, soit 19,2 millions de personnes, au moins une fois en 2024.
- Les PFAS (polluants éternels) sont présents dans les réseaux de millions de foyers. Ils s'accumulent dans l'organisme et ne se dégradent pas.
- Les microplastiques sont omniprésents. Leurs effets à long terme sur la santé sont encore à l'étude.
- Un filtre à charbon actif certifié NSF réduit efficacement chlore, pesticides à longues chaînes et PFAS à longues chaînes. Associé à un filtre à sédiments, il retient également les microplastiques au-dessus de 1 µm, sans toucher aux minéraux essentiels.
Le chlore dans l'eau du robinet Filtré par EWEO
Le chlore est ajouté à l'eau potable pour la désinfecter : il élimine bactéries, virus et autres micro-organismes potentiellement dangereux. C'est aussi lui qui permet de préserver la qualité sanitaire de l'eau tout au long du réseau de distribution : sans chlore, l'eau pourrait se recontaminer entre l'usine et votre robinet.
S'il est largement utilisé, c'est parce qu'il est efficace, économique et durable, contrairement à l'ozone ou aux UV qui ne laissent aucun effet rémanent.
Quels risques ?
Aux concentrations présentes dans l'eau potable, le chlore est considéré comme sans danger pour la santé. Mais il présente malgré tout quelques inconvénients :
- Goût et odeur : principal reproche, ce fameux « goût de piscine » que certains trouvent désagréable
- Irritations légères : chez les personnes sensibles, il peut provoquer de petites irritations cutanées ou oculaires
- Sous-produits de désinfection (THM) : au contact de la matière organique, le chlore peut former des trihalométhanes, des composés dont les effets à long terme font encore l'objet d'études
Comment réduire le goût de chlore ?
- Filtre à charbon actif : très efficace, élimine le chlore libre et réduit les sous-produits (THM)
- Carafe filtrante : efficace sur le chlore et le goût, solution d'entrée de gamme (ce qu'elle filtre vraiment)
- Laisser reposer l'eau 1–2h dans une carafe ouverte : le chlore libre s'évapore partiellement
- Privilégier l'eau froide : moins chlorée que l'eau chaude qui traverse le chauffe-eau
Le chlore mérite mieux qu'un « goût de piscine » : nous lui avons consacré un dossier complet, avec ce que sont vraiment les trihalométhanes, ce qu'en dit la science, pourquoi votre eau sent plus le chlore l'été et tout ce qui marche pour enlever le goût. Lire le dossier chlore complet →
Les microplastiques et les particules en suspension Filtré par EWEO
L'eau qui arrive jusqu'à notre robinet peut contenir du sable, des résidus, de la rouille ou d'autres particules en suspension. Ces éléments proviennent souvent de l'état du réseau de distribution : des canalisations anciennes qui s'érodent, des dépôts qui se décrochent avec les variations de pression, ou encore des travaux récents qui remettent en circulation des particules accumulées depuis longtemps. Ces phénomènes ne signifient pas que l'eau est dangereuse, mais ils montrent que le chemin entre l'usine et le robinet n'est pas exempt de perturbations.
À cela s'ajoutent les microplastiques, de minuscules fragments de plastique invisibles à l'œil nu. Ils proviennent de multiples sources : dégradation des plastiques dans la nature, fibres textiles libérées lors des lavages, abrasion des matériaux synthétiques, déchets industriels ou même usure des réseaux d'assainissement. Ces particules sont aujourd'hui omniprésentes dans l'environnement, au point d'être détectées dans les océans, les sols, l'air… et dans l'eau potable.
Même si les usines de traitement de l'eau éliminent une grande partie des particules classiques, les microplastiques sont souvent trop petits, trop variés et trop nombreux pour être entièrement filtrés. Leur taille varie du millimètre au micromètre : en dessous de 1 µm, on parle de nanoplastiques, encore plus difficiles à détecter et à éliminer. Cette variété de tailles rend leur capture particulièrement complexe. Les scientifiques sont encore en train d'en étudier les effets potentiels, mais leur présence dans le cycle de l'eau témoigne d'un phénomène global, difficile à maîtriser.
Quels risques ?
Ce qui inquiète le plus, ce n'est pas tant leur présence que le manque de recul scientifique. Les recherches se poursuivent, en particulier sur :
- les particules les plus fines, comme les nanoplastiques
- les effets potentiels d'une exposition chronique
- leur impact sur le système immunitaire, l'inflammation ou d'autres mécanismes biologiques
Peut-on réduire sa consommation de microparticules ?
- Filtre à sédiments en polypropylène (5 µm) : première barrière mécanique. Retient sable, rouille, dépôts et microplastiques au-dessus de 5 µm
- Filtre au charbon actif compressé (pores 0,5–1 µm) : deuxième barrière. Retient mécaniquement les microparticules au-dessus de 1 µm, en complément de son rôle d'adsorption chimique
- Système à osmose inverse : solution la plus complète, retient la quasi-totalité des particules y compris les nanoplastiques
- Éviter les bouteilles et gourdes en plastique abîmé : elles libèrent davantage de microplastiques
Le sujet dépasse largement ces quelques lignes : combien on en boit réellement, pourquoi l'eau en bouteille n'est pas la solution, ce que dit la science sur la santé et ce qui les filtre vraiment. Nous lui avons consacré un dossier entier, avec toutes les sources. Lire le dossier microplastiques complet →
Les pesticides et leurs métabolites Filtré par EWEO
Les pesticides utilisés en agriculture, dans les jardins, sur les voiries ou dans certaines activités industrielles peuvent s'infiltrer dans les nappes phréatiques, ruisseler vers les rivières ou s'accumuler dans les sols. Beaucoup de ces substances, en particulier les molécules anciennes et persistantes, peuvent rester très longtemps dans l'environnement.
L'eau brute (c'est-à-dire avant traitement) peut donc contenir des traces de pesticides, mais aussi leurs produits de dégradation, appelés métabolites. Parfois, ces métabolites sont encore plus résistants ou plus mobiles que la molécule d'origine, ce qui complique leur élimination.
Les usines de traitement de l'eau réussissent à en retirer une grande partie, notamment grâce au charbon actif ou à certaines étapes de filtration avancée. Cependant, des résidus peuvent subsister, surtout dans les régions où l'agriculture est très présente ou lorsque les pluies entraînent de fortes phases de ruissellement.
Ce sujet est d'autant plus préoccupant que :
- de nouvelles molécules et métabolites sont régulièrement détectés grâce à l'amélioration des techniques d'analyse
- certaines substances sont trouvées à des concentrations variables selon les saisons
- les effets à long terme d'une exposition répétée, même à faibles doses, sont encore mal connus
- les cocktails de molécules (même en petites quantités) pourraient avoir des effets cumulés ou synergétiques
« Les limites réglementaires des pesticides dans l'eau potable sont régulièrement dépassées dans les régions agricoles du nord de la France et dans une moindre mesure dans l'Ouest. Dans le détail, on observe notamment des concentrations élevées de chloridazone desphényl, une substance issue de la dégradation d'un herbicide utilisé principalement dans la culture des betteraves des années 1960 jusqu'en 2020. Malgré son interdiction, il reste très présent dans les réseaux d'eau du bassin agricole parisien et du nord de la France. »
Extrait de l'article de franceinfo en date du 16/10/2025
Lien vers l'article : franceinfo.fr
Et ici une vidéo sur les métabolites : franceinfo.fr : Métabolites de pesticides
Ici un rapport du ministère de la santé datant de décembre 2025 sur les données 2024 (les images ci-dessous en sont tirées) : sante.gouv.fr : Bilan qualité pesticides 2024
Ce que disent ces trois cartes. En 2024, 19,2 millions d'habitants, soit 28,5 % de la population pour laquelle des données sont disponibles, ont été alimentés au moins une fois par une eau non conforme aux limites de qualité pour les pesticides, répartis dans 3 520 unités de distribution. Dans le détail : 8,69 millions de personnes (12,9 %) sur des dépassements ponctuels de moins de 30 jours cumulés (situation NC0), et 10,51 millions (15,6 %) sur des dépassements récurrents de plus de 30 jours (situation NC1).
Cartes extraites du bilan pesticides 2024 du ministère chargé de la santé (données ARS et SISE-Eaux).
Lire le rapport complet →
Quels risques ?
Les études disponibles évoquent plusieurs effets potentiels liés à une exposition prolongée à certains pesticides, notamment :
- des perturbations hormonales, car plusieurs molécules agissent comme perturbateurs endocriniens
- des effets neurologiques ou sur le développement, en particulier lors d'une exposition pendant la grossesse ou la petite enfance
- des risques cancérogènes, identifiés pour certaines familles de pesticides ou leurs métabolites
Comment réduire son exposition ?
- Filtre à charbon actif certifié (NSF/ANSI 53 ou équivalent) : efficace sur la majorité des pesticides et leurs métabolites à longues chaînes
- Système à osmose inverse : solution la plus complète, élimine pesticides et métabolites y compris les plus résistants
- L'eau en bouteille n'est pas une garantie : certaines eaux de source peuvent contenir des résidus selon leur zone de captage
Le sujet va bien au-delà de ces quelques lignes : nous lui avons consacré un dossier complet, avec le seuil de 0,1 µg/L expliqué, les chiffres 2024, l'affaire du chlorothalonil R471811 et toutes les sources. Lire le dossier pesticides complet →
Les PFAS, les polluants éternels Filtré par EWEO*
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) forment une très grande famille de composés chimiques utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés anti-adhésives, imperméabilisantes et résistantes à la chaleur.
On les retrouve dans de nombreux produits du quotidien : poêles antiadhésives, textiles imperméables, mousses anti-incendie, emballages alimentaires, peintures, traitements industriels, etc.
On les surnomme les « polluants éternels » car ils se dégradent extrêmement lentement. Une fois rejetés, ils se dispersent facilement dans l'environnement et peuvent contaminer les nappes phréatiques, les rivières, les sols, notamment autour de sites industriels, d'aéroports ou de zones d'entraînement des pompiers.
Les stations de traitement de l'eau parviennent à en éliminer une partie, mais certains PFAS sont particulièrement difficiles à filtrer, même avec des techniques avancées. C'est pourquoi on observe des niveaux très variables selon les régions, parfois en dessous des seuils réglementaires, parfois au-delà.
Pour mieux visualiser la situation, voici une carte (données du 6 août 2025) recensant les communes où la concentration en PFAS dépasse les limites fixées par les autorités sanitaires : franceinfo.fr : Carte PFAS
Quels risques ?
Contrairement au chlore ou aux microplastiques, les PFAS sont associés à plusieurs effets sanitaires potentiels, en cas d'exposition prolongée.
Risques identifiés (selon les études épidémiologiques) :
- impacts possibles sur le système immunitaire
- augmentation du cholestérol sanguin
- perturbation hormonale
- effets sur la fertilité
- augmentation du risque de certains cancers pour quelques PFAS spécifiques (ex. PFOA)
Les autorités sanitaires fixent des seuils, mais selon l'UFC-Que Choisir et Générations Futures, ces substances sont omniprésentes et mal réglementées :
« Générations Futures et l'UFC-Que Choisir ont analysé 33 PFAS dans l'eau potable de 30 communes françaises. Les résultats sont alarmants :
Le TFA, un résidu notamment de certains pesticides, a été détecté dans 24 prélèvements sur 30, notamment à Paris ou dans des communes des agglomérations de Poitiers et Orléans.
Certaines zones, comme Tours ou les environs de Rouen, présentent un véritable cocktail chimique, avec respectivement 10 et 11 PFAS différents relevés dans un seul prélèvement.
Malgré ces découvertes alarmantes, ces concentrations en PFAS (hors TFA) restent conformes à la norme choisie par la France (somme de 20 PFAS spécifiques limitée à 100 ng/l), bien moins strictes que celles d'autres pays. À titre de comparaison :
Avec la norme américaine (4 ng/l pour 2 PFAS), 6 prélèvements (sur 30) dont ceux de Rouen et Amiens seraient considérés comme non conformes.
Avec la future norme danoise sur les PFAS, encore plus stricte, (2 ng/l pour la somme de 4 molécules spécifiques), 15 prélèvements (sur 30) dépasseraient les seuils admissibles, notamment à Bordeaux et Lyon.
Par ailleurs, les concentrations de TFA détectées excéderaient la limite applicable aux pesticides dans 20 prélèvements sur 30. Une situation d'autant plus préoccupante que cette substance n'est pas recherchée dans les contrôles réglementaires en France.
Si l'on appliquait simultanément les normes danoises sur les PFAS et les seuils français pour les pesticides, plus de 80 % des prélèvements (25 sur 30) ne respecteraient pas au moins l'une de ces exigences. Ces comparaisons montrent clairement à quel point la France adopte une approche peu exigeante pour la protection des consommateurs. »
Source : generations-futures.fr
Comment réduire son exposition ?
- Filtre à charbon actif certifié : efficace sur les PFAS à longues chaînes, peu ou pas efficace sur les PFAS à courtes chaînes (comme le TFA)
- Les systèmes à osmose inverse sont les plus efficaces
- L'eau en bouteille n'est pas une garantie : certaines marques contiennent aussi des PFAS
Le sujet mérite bien plus que quelques paragraphes : nous lui avons consacré un dossier entier, avec la nouvelle norme 2026, les zones touchées et toutes les sources. Lire le dossier PFAS complet →
* Le charbon actif d'EWEO réduit les PFAS à longues chaînes (PFOA, PFOS notamment, conformes NSF 53). Les PFAS à courtes chaînes comme le TFA et le PFBA ne sont pas significativement retenus par le charbon actif : seule l'osmose inverse en élimine la majeure partie.
La solution EWEO
Un purificateur sous évier conforme NSF 42, 53 et 401, conçu pour réduire chlore, pesticides et PFAS à longues chaînes.
Les nitrates, d'origine surtout agricole
Les nitrates (NO₃⁻) sont des composés naturellement présents dans les sols, mais leurs concentrations ont fortement augmenté avec les activités humaines. L'usage massif d'engrais agricoles, l'élevage intensif, certaines eaux usées ou encore la décomposition de matière organique contribuent à en libérer de grandes quantités dans l'environnement.
Particulièrement solubles, les nitrates se déplacent facilement et peuvent rejoindre aussi bien les rivières que les nappes phréatiques. On en retrouve surtout dans les régions agricoles, où les engrais se diffusent progressivement dans les eaux brutes malgré les bonnes pratiques mises en place ces dernières années. Leur solubilité fait qu'ils sont difficiles à éliminer complètement, même avec des traitements sophistiqués.
Les usines de traitement de l'eau parviennent à en réduire une partie grâce à différentes techniques, comme la dénitrification biologique, les résines échangeuses d'ions ou parfois la dilution, mais ces méthodes ne suffisent pas toujours à ramener les concentrations à des niveaux très bas.
En France comme en Europe, les nitrates sont strictement réglementés dans l'eau potable, car des niveaux excessifs peuvent poser des risques pour la santé, notamment chez les nourrissons. Les autorités surveillent donc de près leur présence dans les réseaux d'alimentation.
Quels risques ?
Les risques dépendent surtout de la dose et de la population exposée.
- Pour les adultes : aux niveaux présents dans l'eau potable réglementée, les nitrates ne posent généralement pas de risque
- Pour les nourrissons : les nitrates peuvent se transformer en nitrites, qui peuvent provoquer une pathologie rare appelée méthémoglobinémie (ou « syndrome du bébé bleu »). C'est pour protéger les bébés que les normes sont très strictes
Des études examinent aussi des liens potentiels entre nitrates élevés et d'autres effets (cancers, thyroïde), mais les données restent incertaines. Lire le dossier nitrates complet →
Comment réduire son exposition ?
- Trois méthodes domestiques seulement les réduisent réellement : l'osmose inverse, les résines échangeuses d'anions et la distillation
- Système à osmose inverse : 60 à 95 % de réduction selon les installations, à chercher sous la norme NSF 58
- Résines échangeuses d'anions : alternative efficace, également utilisée dans les stations de traitement
- Le charbon actif et les carafes filtrantes sont inefficaces sur les nitrates
- Les nourrissons de moins d'un an dans les zones dépassant 50 mg/L doivent utiliser une eau embouteillée adaptée
Votre commune est-elle concernée ? Notre outil affiche la dernière mesure officielle de votre eau et les dépassements des cinq dernières années. Vérifier les nitrates de ma commune →
Et parce que la limite existe d'abord pour protéger les bébés, nous avons consacré un guide complet à l'eau des biberons : robinet, bouteille, préparation, marques. Lire le guide de l'eau pour les biberons →
Les résidus médicamenteux Filtré par EWEO*
Lorsqu'on parle de résidus médicamenteux, on fait référence aux traces laissées par les médicaments dans l'environnement et, parfois, dans l'eau potable. Il peut s'agir de molécules issues des traitements humains, comme les antalgiques, les antibiotiques, certaines hormones ou encore des médicaments antiépileptiques, mais aussi de médicaments vétérinaires utilisés en élevage. À cela s'ajoutent les produits hormonaux, comme ceux présents dans certaines contraceptions, ainsi que les produits de dégradation issus de la transformation naturelle de ces substances une fois rejetées dans l'environnement.
Ces résidus arrivent dans les eaux usées principalement après leur utilisation ou leur élimination par les humains et les animaux. Une partie est traitée dans les stations d'épuration, mais certaines molécules sont particulièrement persistantes, ce qui leur permet de passer à travers les systèmes de traitement classiques ou même de se retrouver dans les milieux naturels avant d'atteindre les ressources en eau potable.
Les usines de traitement de l'eau parviennent à en éliminer une grande partie, mais certaines molécules, très stables ou très petites, restent difficiles à filtrer complètement. Cela explique pourquoi on peut détecter des traces infimes dans l'eau du robinet. Les concentrations observées sont toutefois extrêmement faibles. Dans les eaux de surface et souterraines, les études rapportent du nanogramme à quelques microgrammes par litre ; dans l'eau du robinet après traitement, on reste au niveau du nanogramme, soit des quantités minimes comparées aux doses thérapeutiques.
Quels risques ?
C'est un sujet très discuté car les doses trouvées sont très faibles et les effets potentiels à long terme sont encore mal connus mais certaines molécules sont actives même à faible dose (hormones).
Ce que l'on sait :
- Aucun effet aigu n'a été mis en évidence aux niveaux observés dans l'eau potable
- Les concentrations mesurées sont inférieures de plusieurs ordres de grandeur à la plus faible dose thérapeutique. Lors de la campagne nationale de l'ANSES, portant sur 285 échantillons d'eau traitée, 75 % des échantillons ne contenaient aucune molécule quantifiable, plus de 90 % affichaient une teneur cumulée inférieure à 25 ng/L, et le maximum relevé était de 131 ng/L. Sur les 45 molécules recherchées, 26 n'ont jamais été retrouvées
- Les risques connus sont donc considérés comme faibles
Ce qui reste incertain :
- effets cumulés de nombreuses molécules en même temps (effet cocktail)
- exposition chronique sur plusieurs décennies
- impacts sur les nourrissons, les femmes enceintes ou les personnes fragiles
- perturbations endocriniennes possibles pour certaines hormones à très faible dose
La recherche avance, mais les conclusions sont encore prudentes.
Comment les réduire dans l'eau ?
- Système à osmose inverse : solution la plus efficace, réduit significativement les résidus médicamenteux
- Charbon actif certifié NSF 401 : efficace sur certaines molécules organiques mais pas toutes (efficacité variable selon les hormones)
- L'eau en bouteille n'est pas une garantie : certaines sources contiennent également des traces de résidus
* La conformité NSF 401 du charbon actif d'EWEO porte sur une liste précise de composés émergents, dont plusieurs médicaments courants. Elle ne couvre pas toutes les molécules médicamenteuses, et l'efficacité reste variable selon les hormones.
Les solvants et COV Filtré par EWEO
Les COV (Composés Organiques Volatils) regroupent un grand nombre de substances chimiques qui s'évaporent facilement. Ils sont largement utilisés dans l'industrie comme solvants, dégraissants ou agents intermédiaires, ce qui explique leur présence diffuse dans l'environnement. Dans l'eau potable, les autorités sanitaires surveillent particulièrement certaines molécules comme le trichloroéthylène (TCE), le tétrachloroéthylène (PCE), le benzène, le toluène, le xylène, ainsi que le chloroforme et d'autres dérivés halogénés : certains pouvant être générés directement lors de la chloration de l'eau.
Les COV peuvent contaminer les ressources en eau de plusieurs façons. Les activités industrielles, notamment la métallurgie, le nettoyage à sec ou certaines usines chimiques, ont longtemps utilisé ces solvants, et leurs rejets ont pu s'infiltrer dans les sols. De nombreuses pollutions historiques subsistent encore aujourd'hui, car les fuites anciennes s'enfoncent profondément dans le sous-sol et remontent très lentement. Les stations-service, les dépôts de carburant ou certains accidents de transport ont également laissé des traces persistantes dans l'environnement.
Ces substances ont la particularité de migrer progressivement au fil des années, ce qui leur permet d'atteindre les nappes phréatiques même longtemps après la pollution initiale. À cela s'ajoute la formation de certains COV, comme le chloroforme, directement au sein des réseaux d'eau potable, notamment lors du contact entre le chlore et la matière organique.
Quels risques ?
Les risques dépendent fortement du type de COV :
- Benzène : cancérogène avéré, classé groupe 1 par le CIRC sur la base de leucémies observées en exposition professionnelle
- TCE : cancérogène avéré (groupe 1 du CIRC, cancer du rein). PCE : cancérogène probable (groupe 2A). Effets sur foie, reins et système nerveux en cas d'exposition prolongée élevée
Comment réduire son exposition ?
- Filtre à charbon actif certifié NSF 53 pour les COV : très efficace sur la majorité des COV, notamment le benzène, le TCE et le chloroforme
- Système à osmose inverse : efficace en complément pour les COV les plus persistants
- Aération : laisser reposer l'eau dans une carafe ouverte réduit partiellement les composés volatils
- Toujours utiliser l'eau froide pour boire : l'eau chaude libère davantage de COV volatils
Les sous-produits de la chloration (THM) Filtré par EWEO
Les sous-produits de désinfection sont des composés qui se forment lorsque le chlore, ou d'autres agents désinfectants comme la chloramine ou le dioxyde de chlore, entre en contact avec la matière organique naturellement présente dans l'eau. Cette matière peut provenir de feuilles en décomposition, de micro-organismes, de petites particules issues des sols ou encore de résidus organiques transportés par les rivières et nappes.
Lors de ces réactions chimiques, différents types de sous-produits peuvent apparaître. Parmi les plus connus figurent les trihalométhanes (comme le chloroforme) et les acides haloacétiques, mais aussi les chlorites, les chlorates ou encore certains composés comme le bromate lorsque l'eau est ozonée en présence de bromures. Chacun de ces composés se forme selon le type de désinfectant utilisé, la quantité de matière organique et les conditions de traitement.
La chloration reste indispensable pour garantir une sécurité microbiologique sur tout le réseau de distribution : elle permet d'éliminer les bactéries et d'éviter toute recontamination entre l'usine et le robinet. Mais parce que le chlore est un agent très réactif, il suffit que l'eau contienne un peu de matière organique pour que ces sous-produits se forment en petites quantités.
Quels risques ?
- Certains THM (comme le chloroforme) sont suspectés d'être cancérogènes à forte exposition
- Les HAA peuvent avoir des effets sur le foie ou le génome à des niveaux élevés
- Les chlorites/chlorates peuvent agir sur la thyroïde à forte dose
En pratique, les concentrations autorisées sont très basses et fixées avec des marges de sécurité élevées. L'eau potable respecte en général des niveaux bien en dessous des seuils où des effets seraient observés. Le bénéfice de la désinfection l'emporte très largement.
Comment réduire leur formation ?
Chez l'usager, il n'y a pas d'action directe sur la formation, mais on peut réduire les concentrations dans un verre ou une carafe :
- Filtre à charbon actif : efficace sur les THM et une partie des acides haloacétiques
- Système à osmose inverse : élimine la quasi-totalité des sous-produits de désinfection
- Laisser reposer l'eau 1–2h dans une carafe ouverte : les THM volatils (comme le chloroforme) diminuent partiellement
Chlore, THM, solvants, CVM
Ces quatre familles ont un point commun : ce sont des composés organiques, et c'est exactement ce que le charbon actif compressé retient par adsorption.
L'aluminium, hérité du traitement de l'eau
L'aluminium est un métal léger naturellement présent dans les sols et les roches. On peut donc en retrouver, à l'état de traces, dans certaines eaux brutes, notamment dans les zones montagneuses ou acides où l'aluminium est plus facilement mobilisé. Mais la principale source d'aluminium dans l'eau potable provient du traitement de l'eau lui-même.
De nombreuses usines utilisent en effet des sels d'aluminium, comme le sulfate d'aluminium, pour faciliter la clarification de l'eau. Ces produits jouent un rôle de coagulants : ils permettent aux particules fines et aux impuretés de se regrouper en flocons plus gros, qui seront ensuite éliminés lors des étapes de décantation et de filtration. Ce procédé est très efficace pour améliorer la limpidité de l'eau et retirer une grande partie des matières en suspension.
La quasi-totalité de l'aluminium ajouté est éliminée au cours du traitement, mais de très petites quantités peuvent parfois rester dans l'eau distribuée. Ces traces sont généralement faibles et bien en dessous des limites réglementaires, mais elles peuvent varier selon la qualité de l'eau brute, le pH, la méthode de traitement utilisée et l'état des installations.
En France, l'aluminium total fait l'objet d'une référence de qualité de 200 µg/L, et non d'une limite de qualité : c'est un indicateur de bon fonctionnement du traitement, pas un seuil sanitaire. L'OMS ne fixe d'ailleurs pas de valeur guide et retient un objectif de bonne pratique de 100 µg/L dans les grandes usines, 200 µg/L dans les petites.
Quels risques ?
- L'aluminium ingéré est peu absorbé par le système digestif, et l'OMS relève qu'il n'y a guère d'indication d'une toxicité aiguë par voie orale chez l'homme
- Le lien avec la maladie d'Alzheimer est discuté depuis les années 1970, et la question n'est pas tranchée. La cohorte française Paquid a mis en évidence en 2000 un risque accru de démence au-delà de 100 µg/L dans l'eau de distribution, ce qui a déclenché une expertise nationale. L'OMS retient que cette relation « ne peut pas être totalement écartée », tout en émettant de fortes réserves sur l'existence d'un lien de causalité, les études ne tenant compte ni des facteurs de confusion ni de l'exposition totale à l'aluminium. Les risques relatifs mesurés au-delà de 100 µg/L restent faibles, inférieurs à 2
- Les personnes ayant une insuffisance rénale sévère sont plus sensibles à une accumulation d'aluminium. L'eau reste de toute façon une source mineure : selon l'Afssa, l'alimentation représente 95 % des apports quotidiens, et l'OMS estime la part de l'eau de boisson à moins de 5 % de l'exposition orale totale
Comment réduire son exposition ?
Ce n'est généralement pas nécessaire, mais si souhaité :
- Système à osmose inverse : efficace pour éliminer l'aluminium résiduel
- Filtre à charbon actif : efficacité partielle et variable selon le pH
- Pour un réseau privé (puits) : corriger le pH vers 7–8 réduit la solubilité de l'aluminium
Les contaminants microbiologiques
Les agents microbiologiques que l'on peut retrouver dans l'eau brute, c'est-à-dire avant son passage à l'usine de traitement, appartiennent principalement à trois grandes familles : les bactéries, les virus et les protozoaires (parasites). Parmi les bactéries les plus courantes, on retrouve par exemple E. coli, les entérocoques, Campylobacter, Salmonella, ou encore Legionella, cette dernière étant surtout associée aux réseaux d'eau chaude. Du côté des virus, les norovirus, rotavirus, les virus des hépatites A et E ou encore les adénovirus peuvent être détectés. Les protozoaires comme Cryptosporidium et Giardia sont également connus pour leur résistance dans l'environnement et leur capacité à contaminer l'eau.
Ces micro-organismes proviennent le plus souvent des eaux usées, du ruissellement agricole, des déjections animales ou de contaminations ponctuelles liées à l'environnement. Après de fortes pluies ou lors de crues, l'eau peut charrier davantage de bactéries et atteindre les zones de captage, ce qui augmente temporairement la charge microbienne. À cela peuvent parfois s'ajouter des défaillances locales dans la chaîne de traitement, des incidents dans le réseau de distribution ou, dans certains cas particuliers, un réseau d'eau chaude mal entretenu, propice à la prolifération des légionelles.
Les traitements de potabilisation en France sont conçus pour éliminer ou inactiver ces agents microbiologiques à des niveaux très stricts, mais ces exemples montrent que l'eau brute peut contenir une grande variété de micro-organismes avant d'être rendue potable.
Quels risques ?
Les risques microbiologiques sont les plus immédiats et les plus sérieux lorsqu'ils ne sont pas contrôlés.
Effets possibles :
- Gastro-entérites
- Fièvres, vomissements, diarrhées
- Hépatites (certains virus)
- Infections sévères chez les personnes fragiles (nourrissons, personnes âgées, immunodéprimées)
Les maladies d'origine microbienne sont de loin la raison principale pour laquelle on désinfecte l'eau au chlore.
Comment les neutralise-t-on ?
Les usines de traitement multiplient les barrières : filtration, décantation / clarification, charbon actif, désinfection (chlore, ozone, UV). Le chlore est le seul qui garantit une désinfection durable dans tout le réseau, évitant toute recontamination avant l'arrivée au robinet.
Que peut faire un particulier ?
- Laisser couler quelques secondes l'eau si elle a stagné longtemps
- Entretenir son chauffe-eau et maintenir une température suffisante : l'arrêté du 30 novembre 2005 impose au moins 55 °C en sortie des ballons de 400 litres et plus, et au moins 50 °C en tout point du réseau de distribution, hors tubes finaux de puisage
- En cas d'avis sanitaire local (rare) : faire bouillir l'eau pendant 1 minute pour la boire
- Les filtres domestiques (charbon actif, osmose inverse) ne désinfectent pas l'eau : ils ne remplacent pas la chloration du réseau public
Le CVM des vieilles canalisations PVC
Le CVM (chlorure de vinyle monomère) est la brique de base du PVC. Dans l'eau du robinet, il ne vient ni de la nappe ni de l'usine : il vient du tuyau lui-même. C'est, comme le plomb, un polluant du dernier kilomètre.
Les canalisations en PVC posées entre 1970, date des premières conduites d'eau potable en PVC, et 1980 pouvaient conserver du CVM résiduel non polymérisé, à des teneurs comprises entre 20 et 2 000 ppm. En 1980, le procédé de fabrication a changé avec l'introduction d'une étape de stripping, et les teneurs résiduelles sont depuis inférieures à 1 ppm. Une conduite posée avant 1980 peut donc en contenir jusqu'à 2 000 fois plus qu'une conduite récente.
Ce CVM résiduel migre lentement du matériau vers l'eau qui circule dedans, et c'est le temps de contact qui décide de tout. Le problème se concentre donc en bout de réseau rural, là où l'eau stagne longtemps dans de longues conduites peu sollicitées : les ARS considèrent comme à risque les secteurs où le temps de séjour dépasse deux jours. La température joue aussi, la migration augmentant au-delà de 15 °C. Dans une agglomération où l'eau circule en permanence, la question ne se pose pas.
La limite de qualité est fixée à 0,5 µg/L, et la France recherche systématiquement le CVM sur les réseaux de distribution depuis 2007.
Quels risques ?
- Le chlorure de vinyle est classé cancérogène certain pour l'homme (groupe 1) par le CIRC, sur la base d'expositions professionnelles par inhalation, à des doses sans rapport avec celles de l'eau potable
- Le cancer qui lui est spécifiquement associé est l'angiosarcome du foie, une tumeur très rare : une dizaine de cas par an en France, toutes causes confondues
- À ce jour, aucun lien n'a pu être établi entre les cas observés en France et la consommation d'eau du robinet
Comment réduire son exposition ?
C'est le seul polluant de cette page pour lequel nous vous déconseillons de compter sur un filtre, le nôtre compris.
- Laisser couler l'eau avant de la boire, surtout après une nuit ou une absence : le CVM s'accumule pendant la stagnation, l'eau qui vient de circuler en contient nettement moins
- Porter l'eau à ébullition : le CVM est très volatil et s'élimine au chauffage. Laisser reposer l'eau plusieurs heures dans une carafe ouverte réduit également la concentration
- Le charbon actif n'est pas une solution. L'ANSES juge l'adsorption du CVM sur charbon actif « a priori peu fiable » et conclut qu'elle ne permet pas d'éliminer efficacement cette molécule, avec des risques de relargage non négligeables après plusieurs semaines d'usage. À l'échelle d'une usine, c'est l'aération forcée (stripping) qui fonctionne, en retirant 99,9 % du CVM
- Sur le réseau, seules les purges, le tubage ou le remplacement de la conduite règlent durablement le problème : cela relève de votre commune et de l'ARS, pas de votre robinet
Si votre commune est concernée, la mesure apparaît sur son bulletin d'analyse officiel. Consulter les données de ma commune →
Questions fréquentes
Toutes les sources
Les sources citées sur cette page, regroupées par thème.
Cadre réglementaire
- Arrêté du 11 janvier 2007 modifié, limites et références de qualité des eaux destinées à la consommation humaine (pesticides 0,1 µg/L, nitrates 50 mg/L, THM 100 µg/L, aluminium 200 µg/L, CVM 0,5 µg/L) : legifrance.gouv.fr
- Directive (UE) 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (20 PFAS à 100 ng/L, HAA 60 µg/L, plomb à 5 µg/L en 2036) : eur-lex.europa.eu
- Arrêté du 30 décembre 2022, transposition de la directive 2020/2184 : legifrance.gouv.fr
- Décret n° 95-363 du 5 avril 1995, interdiction de la pose des canalisations en plomb : legifrance.gouv.fr
- Arrêté du 10 juin 1996, interdiction des brasures au plomb : legifrance.gouv.fr
- Portail officiel du contrôle sanitaire de l'eau, résultats commune par commune : eaupotable.sante.gouv.fr
Chlore et sous-produits de chloration
- ANSES, le chlore dans l'eau du robinet : pourquoi est-il utilisé et peut-on s'en passer : anses.fr
- Centre d'information sur l'eau, pourquoi y a-t-il du chlore dans l'eau : cieau.com
- OMS, fiche chlore (valeur guide 5 mg/L, hypochlorite en groupe 3) : who.int
- OMS, la désinfection prime sur les sous-produits (Directives pour la qualité de l'eau de boisson, 4ᵉ éd.) : ncbi.nlm.nih.gov
- Corso, Galey, Seux, Beaudeau (Santé publique France), exposition aux trihalométhanes en France, IJERPH 2018 : ncbi.nlm.nih.gov
- CIRC, chloroforme classé en groupe 2B, monographie vol. 73 : inchem.org
- Evlampidou, Villanueva et al., cancers de la vessie attribuables aux THM en Europe, Environmental Health Perspectives 2020 : ncbi.nlm.nih.gov
- Krasner & Wright, effet de l'ébullition et du repos sur les THM et les acides haloétiques, Water Research 2005 : epa.gov
- ANSES, règles de bon usage des carafes filtrantes (2017) : anses.fr
Microplastiques et particules
- OMS, « Microplastics in drinking-water » (2019) : who.int
- ISO/TR 21960:2020, définitions de taille des micro et nanoplastiques : iso.org
- Kosuth, Mason & Wattenberg, contamination anthropique de l'eau du robinet, PLOS ONE 2018 : journals.plos.org
- Cherian et al., dispositifs de filtration sous évier et microplastiques, Polymers 2023 : doi.org
- Décision déléguée (UE) 2024/1441, méthode européenne de mesure des microplastiques : eur-lex.europa.eu
Pesticides et métabolites
- Ministère chargé de la santé, bilan de la qualité de l'eau vis-à-vis des pesticides, données 2024 (19,2 millions d'habitants, 28,5 %, situations NC0 et NC1) : sante.gouv.fr
- franceinfo, cartes des pesticides, PFAS et nitrates dans l'eau potable en France (16/10/2025) : franceinfo.fr
- franceinfo, métabolites de pesticides, une menace sur l'eau du robinet qui déborde les autorités sanitaires : franceinfo.fr
- Générations Futures, métabolites de pesticides, la partie émergée de l'iceberg (71 % des métabolites à risque sans aucun suivi) : generations-futures.fr
- ANSES, campagne nationale de mesure des polluants émergents dans l'eau potable (2023) : anses.fr
- HCSP, avis du 16 janvier 2025 sur les métabolites de pesticides dans l'eau potable : hcsp.fr
- Schreiber et al., élimination des pesticides par les traitements résidentiels, Environmental Pollution 2024 : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
PFAS
- Générations Futures et UFC-Que Choisir, 33 PFAS analysés dans l'eau potable de 30 communes françaises : generations-futures.fr
- franceinfo, carte des communes où la concentration en PFAS dépasse les normes (données au 6 août 2025) : franceinfo.fr
- Gagliano et al., adsorption des PFAS sur charbon actif, chaînes longues contre chaînes courtes : sciencedirect.com
- US EPA, technologies de traitement des PFAS (le charbon actif en grain parmi les meilleures disponibles, 2024) : epa.gov
Métaux lourds
- OMS, fiche « Intoxication au plomb » (absence de seuil sûr, absorption 4 à 5 fois supérieure chez l'enfant) : who.int
- OMS, note technique « Plomb dans l'eau de boisson » (portée et limites de la purge) : who.int
- CIRC, composés inorganiques du plomb en groupe 2A, monographie vol. 87 : inchem.org
- ANSES, rapport sur les orthophosphates (non-conformités plomb, potentiel de dissolution par région, étude Plomb-Habitat) : anses.fr
- NSF, exigences renforcées des normes 53 et 58 pour la réduction du plomb : nsf.org
Nitrates
- OMS, fiche nitrate et nitrite (valeur guide 50 mg/L, fondée sur la méthémoglobinémie du nourrisson) : who.int
- Afssa, fiche nitrates et nitrites (mécanisme, part de l'eau dans l'exposition) : anses.fr
- Arrêté du 14 mars 2007, mention « convient à l'alimentation des nourrissons » des eaux conditionnées (nitrates 10 mg/L) : legifrance.gouv.fr
- CIRC, nitrate et nitrite ingérés en conditions de nitrosation endogène, groupe 2A, monographie vol. 94 : ncbi.nlm.nih.gov
- Ward et al., revue sur le nitrate de l'eau et la santé, IJERPH 2018 : ncbi.nlm.nih.gov
- Water Quality Association, osmose inverse et nitrates (60 à 95 % de réduction, norme NSF 58) : wqa.org
- University of Nebraska-Lincoln Extension, le charbon actif ne retire pas les nitrates (G1489) : extensionpubs.unl.edu
Résidus médicamenteux
- ANSES, campagne nationale d'occurrence des résidus de médicaments dans les eaux de consommation (2011) : 285 échantillons d'eau traitée, 75 % sans molécule quantifiable, plus de 90 % sous 25 ng/L cumulés, maximum 131 ng/L : anses.fr
- ANSES, méthode générale d'évaluation des risques sanitaires liés aux résidus de médicaments dans l'eau : anses.fr
- OMS, « Pharmaceuticals in drinking-water » : who.int
- NSF, contaminants émergents et périmètre de la norme NSF/ANSI 401 : nsf.org
Solvants et COV
- CIRC, trichloroéthylène en groupe 1 (cancer du rein) et tétrachloroéthylène en groupe 2A, monographie vol. 106 : ncbi.nlm.nih.gov
- CIRC, benzène en groupe 1 (leucémies), monographie vol. 120 : publications.iarc.who.int
- NSF, périmètre des normes NSF/ANSI 42, 53 et 401 : nsf.org
Aluminium
- OMS, fiche aluminium (pas de valeur guide, relation avec la maladie d'Alzheimer qui « ne peut pas être totalement écartée » mais fortes réserves sur la causalité, risques relatifs inférieurs à 2, eau de boisson sous 5 % de l'exposition orale) : who.int
- Afssa, évaluation des risques sanitaires liés à l'exposition de la population française à l'aluminium (cohorte Paquid, 95 % des apports par l'alimentation) : anses.fr
- Afssa, rapport complet sur l'aluminium dans les eaux, les aliments et les produits de santé : anses.fr
Contaminants microbiologiques
- Arrêté du 30 novembre 2005, températures de l'eau chaude sanitaire contre les légionelles (55 °C en sortie de ballon dès 400 litres, 50 °C dans le réseau) : legifrance.gouv.fr
- Arrêté du 1er février 2010, surveillance des légionelles dans les installations d'eau chaude sanitaire : legifrance.gouv.fr
- CDC, histoire de la désinfection de l'eau et recul des maladies hydriques : cdc.gov
CVM et canalisations PVC
- ANSES, avis 2014-SA-0146 du 3 novembre 2014, dépassements de la limite de qualité du chlorure de vinyle (canalisations posées entre 1970 et 1980, teneurs de 20 à 2 000 ppm, charbon actif « a priori peu fiable », aération à 99,9 %) : anses.fr
- ARS Nouvelle-Aquitaine, questions-réponses sur le chlorure de vinyle monomère dans l'eau du robinet (0,5 µg/L, recherche systématique depuis 2007, temps de séjour) : nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr
Consulter les données de sa commune
- UFC-Que Choisir, carte interactive de la qualité de l'eau par commune : quechoisir.org
- Dans mon eau, données de qualité par département : dansmoneau.fr
Pour aller plus loin
Chlore, pesticides, trihalométhanes : consultez les données officielles du Ministère de la Santé pour n'importe quelle ville française.
Analyser mon eau du robinet →Analyses Eurofins avant / après filtration : pesticides, PFAS et turbidité mesurés sur l'eau de Lille : résultats publiés intégralement.
Voir les résultats Eurofins →

