Guide pratique

Filtre à eau robinet :
ce que chaque type retire

Meilleur goût, moins de contaminants, eau plus saine au quotidien : il existe plusieurs façons d'y arriver. De la solution gratuite à la filtration complète, voici comment choisir.

M
Maxime, créateur d'EWEO  · 

Les solutions sont présentées de la moins efficace à la plus performante, pour que vous trouviez celle qui correspond à votre situation, votre budget et vos exigences.

  • Il existe 8 solutions, de la plus simple à la plus complète : chacune a ses limites et son prix.
  • La carafe filtrante est efficace sur le chlore et le goût, mais ne filtre ni les PFAS, ni les nitrates, acidifie l'eau et ne réduit le calcaire qu'en début de cartouche.
  • Le filtre sous évier 2 étapes (PP + CTO) offre le meilleur rapport efficacité/prix pour la grande majorité des foyers, sans rejeter d'eau ni retirer les minéraux.
  • Les fontaines à gravité (Berkey, British Berkefeld) sont irremplaçables sur une eau non traitée, mais aucune n'a de revendication certifiée sur les pesticides, les métaux ou les PFAS.
  • L'osmose inverse est la solution la plus complète, mais elle retire aussi les minéraux et génère 1 à 4 litres d'eau rejetée pour chaque litre produit.
  • Les certifications NSF 42, 53 et 401 sont le seul gage réel de performance, sans elles, impossible de vérifier les annonces du fabricant.
Lire l'analyse complète ↓

Laisser reposer l'eau Solution gratuite

L'une des solutions les plus simples consiste à laisser reposer l'eau du robinet dans une carafe ouverte. Le chlore libre se dégage naturellement au contact de l'air, ce qui diminue son goût et son odeur. Une à deux heures à température ambiante suffisent à rendre l'eau nettement plus agréable ; la disparition complète du chlore libre, elle, demande plutôt une journée, et d'autant plus longtemps que l'eau est froide ou le récipient étroit. Entièrement gratuite, ne nécessitant aucun équipement. À consommer dans la journée : sans chlore résiduel, l'eau n'est plus protégée contre le développement bactérien.

Cependant, cette technique a ses limites : elle n'élimine ni les particules, ni les microplastiques, ni les résidus chimiques (pesticides, métaux lourds, PFAS, sous-produits de désinfection, résidus médicamenteux, nitrates). Elle ne fonctionne pas non plus partout : certains réseaux sont désinfectés à la monochloramine, plus stable que le chlore libre, et qui ne se dissipe pratiquement pas à l'air libre. C'est enfin une solution peu pratique au quotidien : il faut anticiper, remplir une carafe, attendre, et recommencer chaque jour.

✓ Pour

  • Réduit le goût et l'odeur de chlore
  • Entièrement gratuit

✗ Contre

  • N'agit que sur le chlore libre, pas sur la monochloramine
  • Ne filtre ni particules ni produits chimiques
  • Peu pratique au quotidien

Carafes filtrantes

Les carafes filtrantes utilisent généralement un mélange de charbon actif et de résines échangeuses d'ions. Sur le chlore, elles sont efficaces : en laboratoire, les essais compilés par l'Anses donnent des abattements de 70 à 100 %, et le groupe de travail conclut à au moins 70 % tout au long de la vie de la cartouche. Chez les particuliers, la moyenne tombe à 80 % avec une dispersion de 0 à 98 % selon l'entretien. Elles retiennent aussi correctement le plomb et le cuivre.

Le reste est plus fragile. Elles n'éliminent ni les PFAS, ni les nitrates, et sur les pesticides l'Anses juge les résultats disponibles trop peu nombreux pour conclure. Le calcaire, leur argument de vente principal, n'est réduit qu'en début de cartouche. Leur performance dépend enfin fortement de l'entretien : en retirant le chlore, elles retirent aussi ce qui protégeait l'eau, d'où un développement bactérien si l'eau stagne à température ambiante.

Effet moins connu : elles acidifient l'eau. Les résines échangeuses d'ions travaillent en libérant des ions H+, et le pH chute d'autant plus que la cartouche est neuve. Les essais recensés par l'Anses relèvent des pH de sortie à 6,1 (Que Choisir, 2010), 5,45 (60 Millions de consommateurs, 2011), 5 (Veschetti, 2013), et jusqu'à 4 dans une étude britannique de 2003 — quand la référence française pour l'eau distribuée impose un pH compris entre 6,5 et 9. Cette référence ne s'applique pas juridiquement à une carafe, qui se situe en aval du robinet, mais elle donne l'ordre de grandeur de l'écart.

Ce que la carafe filtre vraiment, paramètre par paramètre →

UFC Que Choisir : « Mais surtout, l'Agence de sécurité sanitaire met en garde les usagers contre de possibles contaminations microbiologiques dues à un mauvais usage des dites carafes. En 2010, nous avions déjà effectué des analyses montrant que si les carafes filtrantes tiennent plutôt bien leur promesse en laboratoire, il en va autrement quand elles sont utilisées à la maison ! À domicile, les contaminations bactériologiques sont quasi systématiques et sur les 31 foyers s'étant alors prêtés à l'expérimentation d'une carafe, tous voyaient la qualité de leur eau dégradée par la carafe filtrante. »
→ quechoisir.org

✓ Pour

  • Efficace sur le chlore et le goût
  • Retient plomb et cuivre
  • Prix accessible

✗ Contre

  • Rien sur les PFAS ni les nitrates
  • Acidifie l'eau (pH parfois sous 5 en début de cartouche)
  • Calcaire réduit en début de cartouche seulement
  • Cartouches à changer très souvent
  • Risques bactériens si l'eau stagne

Filtres sur robinet

Ces filtres se vissent directement sur le robinet en quelques secondes et coûtent peu cher. On en trouve deux grandes catégories : les modèles mécaniques (mailles inox, céramique) et les modèles mixtes intégrant du charbon actif pour améliorer le goût.

Les performances dépendent totalement du média filtrant. La quantité de charbon étant très faible, l'efficacité et la durée de vie restent limitées. Ces filtres améliorent surtout l'aspect visuel et le goût : leur capacité à retenir les pesticides, PFAS ou contaminants complexes est modérée.

✓ Pour

  • Installation immédiate
  • Amélioration du goût si charbon actif
  • Possibilité d'activer/désactiver
  • Encombrement nul

✗ Contre

  • Masse filtrante très faible
  • Performances limitées sur contaminants complexes
  • Débit très réduit
  • Changements très fréquents

Fontaines à gravité

Le principe est purement mécanique : deux cuves empilées, l'eau versée dans celle du haut traverse deux à quatre bougies filtrantes et s'écoule dans celle du bas. Ni plomberie, ni pression, ni électricité. Les bougies associent le plus souvent une céramique microporeuse, un cœur de charbon actif en grains et de l'argent destiné à empêcher les bactéries de coloniser le média. En France, deux marques dominent : Berkey et British Berkefeld (fabriqué par Doulton).

C'est la seule solution de cette page qui fonctionne sans robinet : coupure d'eau, résidence secondaire, van, puits, eau de pluie. Sur ce terrain, rien ne la remplace, et la barrière céramique y prend tout son sens puisqu'elle arrête physiquement les kystes de parasites et les bactéries, ce qu'aucun filtre à charbon ne prétend faire. Son classement ici ne juge donc qu'une chose : ce qu'elle apporte de vérifiable sur une eau de robinet française, déjà désinfectée et contrôlée. Sur cette eau-là, le problème n'est pas microbiologique, il est chimique. Et c'est exactement là que les certifications s'arrêtent.

Ce que disent les certifications, en résumé

Relevé au registre public de NSF le 8 septembre 2026, les deux marques ne se recouvrent sur rien. Les systèmes Berkey (Big, Royal, Travel), équipés d'éléments Phoenix Gravity, sont certifiés NSF 42 sur le chlore, le goût et les odeurs, et sur rien d'autre. Les fontaines British Berkefeld (SS2 Ultra Sterasyl et SS2 Ultra Fluoride) ne le sont pas sur le chlore, mais le sont sur les particules classe I (NSF 42), les kystes et la turbidité (NSF 53) et les microplastiques (NSF 401). Aucune des deux marques n'a de revendication certifiée sur le plomb, les COV, les pesticides ou les PFAS, alors que Doulton fait certifier une réduction du plomb sur ses systèmes sous pression. Comptez 250 à 450 € pour la fontaine, puis 110 à 170 € par an de bougies, et un débit qui va d'environ 1,8 à 12 L/h selon le média.

Le piège classique : lire « certifié NSF 53 » sur une fiche produit ne dit rien tant qu'on n'a pas lu sur quoi. Ici, NSF 53 signifie « kystes et turbidité », pas « contaminants chimiques ». La distinction change tout, et elle est vérifiable gratuitement dans la base publique de l'organisme certificateur.

Le détail complet, référence par référence, ce que les fabricants revendiquent en plus de leurs certifications, l'épisode réglementaire américain, la mesure OMS sur la barrière céramique, les coûts sur 3 et 5 ans et les cas où la gravité est le bon choix : notre dossier sur les fontaines filtrantes à gravité.

✓ Pour

  • Fonctionne sans robinet, sans pression, sans électricité
  • Barrière céramique sub-micronique : kystes et bactéries
  • Aucun rejet d'eau, minéraux conservés
  • Déplaçable : secours, van, résidence secondaire

✗ Contre

  • Aucune réduction chimique certifiée (plomb, COV, pesticides, PFAS)
  • Débit lent et remplissage manuel
  • Eau stockée sans chlore : entretien impératif
  • 250 à 450 € puis 110 à 170 €/an
  • Encombrement permanent sur le plan de travail

Filtre sous évier : 1 étape

Placés sous l'évier, ces filtres compacts reposent sur une cartouche unique plus volumineuse. Grâce à une surface filtrante supérieure, ils permettent de réduire nettement le goût et l'odeur du chlore, de retenir une partie des COV, des microplastiques et des particules fines.

Cependant, une seule cartouche doit tout faire (retenir les particules, améliorer le goût, capturer les molécules organiques) ce qui limite forcément l'efficacité sur les contaminants complexes (pesticides tenaces, PFAS, nitrates, métaux persistants). L'entretien est simple : un remplacement tous les 6 à 12 mois.

Point clé : vérifier la présence des normes NSF/ANSI 42 (chlore, goût, odeurs) et NSF/ANSI 53 (contaminants physiques et chimiques). Sans certification indépendante, impossible de connaître la vraie performance. Certaines marques se vantent d'un test sur une seule molécule : c'est insuffisant.

✓ Pour

  • Installation rapide et discrète
  • Bonne réduction du chlore, goût, odeurs
  • Plus performant qu'une carafe ou filtre vissé

✗ Contre

  • Une seule cartouche → polyvalence limitée
  • Performances très variables selon la marque
  • Peu efficace sur nitrates, PFAS, certains pesticides

Filtres 2 étapes : PP + charbon actif Solution EWEO

Les systèmes à deux étapes reposent sur une logique claire et très efficace : une première cartouche PP (polypropylène) dédiée à la filtration mécanique, suivie d'une seconde cartouche au charbon actif. En séparant les fonctions, chaque étape est optimisée.

Étape 1 : Filtre PP

Retient les particules, le sable, la rouille et les micro-débris. Il protège la seconde cartouche, évite son encrassement prématuré et assure un bon débit. Sans cette barrière mécanique, le charbon se saturerait beaucoup plus vite.

Étape 2 : GAC ou CTO ?

Charbon actif granulaire (GAC)

GAC : Charbon granulaire

  • ✓ Bon sur chlore, goût et odeurs
  • ✓ Efficace sur COV légers
  • ✓ Débit élevé
  • ✗ Adsorption moins efficace
  • ✗ Filtration mécanique faible
  • ✗ Possible relargage de fines particules
Bloc de charbon actif compacté (CTO)

CTO : Bloc de charbon compacté

  • ✓ Temps de contact supérieur
  • ✓ Meilleure réduction COV, pesticides
  • ✓ Finesse ≈ 1 µm (microplastiques)
  • ✓ Bloc stable, pas de migration
  • ✗ Débit un peu plus faible
  • ✗ Légèrement plus coûteux

Performances globales

Le duo PP + CTO offre une nette amélioration : disparition du goût de chlore, eau plus claire, rétention efficace des particules et microplastiques, réduction des COV et de nombreux pesticides. Certains blocs CTO certifiés réduisent les PFAS à longues chaînes (PFOA, PFOS), comme le filtre EWEO conforme NSF 53.

Limite principale : les nitrates et certains contaminants très persistants nécessitent une osmose inverse. Avant d'en arriver là, regardez la dernière mesure de nitrates de votre commune : dans la grande majorité des cas, le sujet ne se pose pas.

Certifications à rechercher : NSF 42 (chlore, goût), NSF 53 (contaminants chimiques), NSF 401 (contaminants émergents). Vérifiez également sur quoi la norme est testée : par exemple, un filtre certifié NSF 53 n'est pas forcément testé sur les PFAS : il peut être uniquement certifié NSF 53 pour les COV. Vérifiez les certifications directement dans les bases de données officielles : les abus sont fréquents.

✓ Pour

  • Filtration mécanique + adsorption séparées
  • Très bon sur chlore, COV, microplastiques, pesticides
  • Rapport efficacité/prix excellent
  • Entretien simple (filtre PP + cartouche charbon)

✗ Contre

  • Ne traite pas les nitrates
  • Efficacité variable sur PFAS selon normes
  • Performances dépendent des certifications

La solution EWEO

Un purificateur sous évier 2 étapes conforme NSF 42, 53 et 401 : conçu pour réduire chlore, pesticides et PFAS à longues chaînes.

Découvrir le purificateur →

Filtres 3 étapes : PP + GAC + CTO

On peut également opter pour un système à trois étapes en associant un filtre PP mécanique, un filtre GAC granulaire et un filtre CTO en bloc compacté. La logique est séduisante : séparer encore davantage les fonctions pour maximiser chaque étape.

En pratique, le gain de performance sur la purification finale reste marginal par rapport à un bon duo PP + CTO certifié. Le GAC intermédiaire apporte surtout une pré-adsorption du chlore qui prolonge légèrement la durée de vie du CTO, mais ne change pas fondamentalement la qualité de l'eau produite.

✓ Pour

  • Durée de vie légèrement allongée du CTO
  • Très bon sur chlore, COV, microplastiques
  • Redondance des médias filtrants

✗ Contre

  • Coût plus élevé (3 cartouches à remplacer)
  • Encombrement accru sous l'évier
  • Gain de performance limité vs 2 étapes bien certifiées
  • 3 changements à planifier et à ne pas oublier

Osmose inverse

L'osmose inverse est la technologie de filtration domestique la plus poussée. Sa membrane dense, dont le seuil de coupure est de l'ordre du nanomètre (0,001 µm), retient la quasi-totalité des contaminants : nitrates, PFAS, métaux lourds, pesticides, résidus médicamenteux. Elle s'accompagne cependant de contraintes importantes.

Le système nécessite plusieurs cartouches (3 à 5 + membrane), un raccordement à l'évacuation et, le plus souvent, un second robinet dédié. Deux familles cohabitent : les modèles à réservoir, qui fonctionnent sur la seule pression du réseau et n'ont pas besoin d'électricité, et les modèles sans réservoir (« flux direct »), plus compacts et plus rapides, mais qui embarquent une pompe et exigent donc une prise. Côté rejet, comptez 1 à 4 litres d'eau évacués pour 1 litre produit sur les modèles courants ; les modèles récents annoncent 1:1, voire mieux, un chiffre obtenu en conditions de laboratoire qui se dégrade quand la pression baisse ou que l'eau est dure et froide.

Parce que la membrane retient pratiquement tout, l'eau produite est déminéralisée, ce qui modifie le goût. Certains utilisateurs choisissent de reminéraliser légèrement l'eau via une cartouche dédiée.

Point important : vérifiez la dureté maximale admise par le modèle que vous visez, elle est souvent basse. La notice du Waterdrop G3P600 exige par exemple une eau en dessous de 7 grains par gallon, soit environ 12°f. Or la plupart des eaux françaises se situent entre 15 et 35°f : au-delà de la limite fixée par le fabricant, un adoucisseur en amont devient nécessaire pour protéger la membrane. Vous pouvez vérifier la dureté de votre commune sur nos données officielles.

Certification clé : NSF 58 : garantit la capacité de la membrane à réduire des contaminants spécifiques et les performances annoncées (rejet, rendement, débit). Un osmoseur sans certification indépendante peut afficher des taux d'efficacité très exagérés.

✓ Pour

  • Filtration la plus complète du marché
  • Élimine nitrates, PFAS, métaux lourds, pesticides
  • Idéal en zones à eau très polluée

✗ Contre

  • Installation complexe, prise électrique sur les modèles sans réservoir
  • Eau déminéralisée
  • Rejet d'eau concentrée (1 à 4 L par litre produit)
  • Investissement et entretien plus élevés
  • Dureté maximale imposée par le fabricant (souvent ~12°f)

Tableau comparatif

Vert : efficace et vérifiable · Jaune : partiel ou non certifié · Rouge : sans effet.
Le code couleur ne vaut que pour les lignes de filtration. Sous le trait, ce sont des repères pratiques — budget, installation, usage — à pondérer selon vos priorités, pas selon les nôtres.

Critère Reposer Carafe Robinet Gravité 1 étape Recommandé2 étapes EWEO 3 étapes Osmose
Chlore / goût Partiel ✓ Bon Partiel ✓ Bon ✓ Bon ✓ Très bon ✓ Très bon ✓ Très bon
Particules Grossières ✓ classe I ✓ Fines ✓ 1 µm ✓ 1 µm ✓ Très bon
Pesticides / COV Limité Non certifié Partiel ✓ Très bon ✓ Très bon ✓ Très bon
PFAS Selon certification ✓ PFOA / PFOS* Selon certification ✓ Très bon
Nitrates ✓ 85–95 %
Métaux lourds ✓ Plomb, cuivre Non certifié Partiel Partiel Partiel ✓ Très bon
Bactéries / kystes ✓ Certifié kystes ✓ Très bon
Installation Aucune Aucune 2 min Aucune 15 min 10 min 15 min Technique
Coût initial 0 € 20–40 € 10–100 € 250–450 € 40–120 € 119 € 100–200 € 300–1 000 €
Entretien / an 0 € 55–85 € 20–50 € 110–170 € 30–60 € 98 € 60–120 € 120–200 €
Pour qui ? Dépannage Le goût, rien d'autre Petit budget Eau non traitée Entrée de gamme Le meilleur compromis Redondance Nitrates avant tout

* Le filtre EWEO est conforme NSF 53 pour la réduction des PFOA et PFOS, les PFAS à longues chaînes. « Selon certification » : ces systèmes emploient le même type de charbon actif, mais seule une certification dit si le bloc a réellement été testé sur les PFAS — et sur lesquels, la revendication NSF 53 courante ne couvrant que PFOA et PFOS.
« Non certifié » ne veut pas dire « inefficace » : le média peut agir, mais aucun organisme tiers ne l'a vérifié.
Pour les colonnes 2 et 3 étapes, la rétention des microplastiques repose sur la finesse nominale de 1 µm du bloc CTO, non sur la revendication « microplastiques » de la norme NSF 401 — que la fontaine British Berkefeld SS2, elle, détient.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure solution pour filtrer l'eau du robinet ?+
La solution la plus efficace et la plus économique à long terme est un filtre sous évier à double étape (PP + charbon actif compressé), conforme NSF 42, 53 et 401. Il réduit efficacement chlore, pesticides à longues chaînes et PFAS à longues chaînes, et retient les microplastiques au-dessus de 1 µm, tout en conservant les minéraux essentiels, sans gaspillage d'eau ni branchement électrique.
Quelle est la différence entre une carafe filtrante et un filtre sous évier ?+
Une carafe filtrante filtre une petite quantité d'eau à la fois, nécessite un remplissage manuel régulier et utilise souvent du charbon actif en granulés (GAC) moins efficace qu'un bloc compressé. Un filtre sous évier est raccordé directement au réseau, filtre l'eau en continu et dispose de certifications plus solides (NSF). Son coût par litre filtré est généralement inférieur sur la durée.
L'osmose inverse est-elle la meilleure méthode de filtration ?+
L'osmose inverse offre la filtration la plus complète mais présente plusieurs inconvénients : elle retire aussi les minéraux bénéfiques (calcium, magnésium), rejette le plus souvent 1 à 4 litres d'eau pour chaque litre filtré (moins sur les modèles récents dits « faible rejet »), nécessite un entretien complexe et coûte de 300 à 1 000 € à l'installation. Pour la plupart des foyers, un filtre à charbon actif certifié NSF 53/401 offre un meilleur rapport efficacité/coût/impact environnemental.
Qu'est-ce qu'un filtre à charbon actif CTO ?+
Un filtre CTO (Chlorine, Taste, Odor) est un bloc de charbon actif compressé fabriqué par frittage ou extrusion. Contrairement au charbon en vrac (GAC), sa structure dense offre un temps de contact prolongé avec l'eau, ce qui améliore son efficacité pour adsorber chlore, COV, ainsi que la plupart des pesticides et les PFAS à longues chaînes. Les meilleurs blocs CTO sont certifiés NSF 42 (goût/odeur), NSF 53 (réduction contaminants santé) et NSF 401 (composés émergents).
Un filtre à eau conserve-t-il les minéraux ?+
Oui, un filtre à charbon actif (GAC ou CTO) conserve les minéraux essentiels comme le calcium et le magnésium car il agit par adsorption des molécules organiques, pas par filtration physique des minéraux dissous. À la différence de l'osmose inverse, qui élimine quasiment tout, le filtre à charbon actif laisse passer les sels minéraux bénéfiques.
Une fontaine à gravité type Berkey ou British Berkefeld filtre-t-elle mieux ?+
Sur une eau non traitée (puits, pluie, coupure d'eau), oui : la bougie céramique arrête bactéries et kystes, ce qu'aucun filtre à charbon ne fait. Sur l'eau du robinet française, déjà désinfectée, l'avantage disparaît. Les certifications des deux marques ne se recouvrent d'ailleurs sur rien : au registre NSF, les systèmes Berkey équipés d'éléments Phoenix sont certifiés NSF 42 sur le chlore et le goût seulement, tandis que les fontaines British Berkefeld le sont sur les particules classe I (NSF 42), les kystes et la turbidité (NSF 53) et les microplastiques (NSF 401), mais pas sur le chlore. Aucune des deux n'a de revendication certifiée sur le plomb, les COV, les pesticides ou les PFAS. Le détail est dans notre dossier sur le filtre à gravité.
À quelle fréquence faut-il changer un filtre sous évier ?+
Un filtre sous évier PP + charbon actif doit généralement être remplacé tous les 6 mois, ou selon la consommation (environ 3 000 à 10 000 litres selon les modèles). Le filtre PP se colore progressivement, ce qui permet de visualiser son niveau de saturation. Il est recommandé de remplacer les deux cartouches simultanément pour maintenir les performances.

Ma recommandation

Le système de filtration 2 étapes (PP + CTO) représente aujourd'hui la solution la plus équilibrée entre efficacité, prix et facilité d'utilisation, sans les contraintes de l'osmose inverse.

Découvrir le purificateur EWEO →

Les sources

Les chiffres de prix, de débit et de durée de vie ont été relevés en août 2026 sur les sites des fabricants et de leurs distributeurs français. Les certifications ont été vérifiées une par une dans la base publique de l'organisme certificateur, et non sur les fiches produits des vendeurs.

  1. Anses, avis relatif à l'évaluation de l'innocuité et l'efficacité des carafes filtrantes, saisine n° 2015-SA-0083, 19 octobre 2016 (abattements du chlore en laboratoire et au domicile, calcium, nitrates, pesticides, dérive microbiologique) : anses.fr
  2. UFC-Que Choisir, « Carafes filtrantes : inutiles, voire pire ! », 22 mars 2017 : quechoisir.org
  3. NSF, base de certification des unités de traitement de l'eau potable, relevé du 8 septembre 2026 : les fontaines British Berkefeld SS2 Ultra Sterasyl et SS2 Ultra Fluoride sont certifiées NSF/ANSI 42 (particules classe I), 53 (kystes, turbidité), 401 (microplastiques) et 372, sans revendication chimique ; les Big, Royal et Travel Berkey équipés d'éléments Phoenix Gravity sont certifiés NSF/ANSI 42 (chlore, goût, odeur) uniquement : info.nsf.org. Relevé détaillé dans notre dossier sur le filtre à gravité.
  4. US EPA, Stop Sale, Use, or Removal Order, Berkey International LLC, dossier FIFRA-08-2023-0038, 8 mai 2023 (produits Black Berkey qualifiés de pesticides non enregistrés et mal étiquetés, du fait des allégations bactéries/virus et de l'usage de l'argent) : epa.gov
  5. Berkey International, LLC v. Environmental Protection Agency et al., plainte déposée par Berkey contre l'EPA devant le tribunal fédéral de Porto Rico, n° 3:24-cv-01106, 6 mars 2024 : epa.gov
  6. Prix et caractéristiques relevés en septembre 2026 : Big Berkey 8,5 L à 401 €, paire d'éléments Phoenix Gravity à 110 €, 12,3 L/h avec 2 éléments (berkey.fr) ; British Berkefeld 6 L à 294,95 €, lot de 2 bougies Ultra Sterasyl à 83,51 € pour 1 500 L ou 6 mois, environ 1,8 L/h avec 2 bougies (distributeurs français).
  7. Doulton, spécifications et recommandation de remplacement des bougies à 6 mois : doulton.com
  8. Ajout de la revendication « réduction des microplastiques » à la norme NSF/ANSI 401 (microplastiques définis au-dessus de 1 µm, méthode d'essai empruntée à NSF/ANSI 42) : wcponline.com
  9. NSF/ANSI 58, norme applicable aux osmoseurs domestiques : c’est elle qui encadre les revendications de réduction, le rendement et le débit. Les modèles certifiés et le détail de leurs revendications sont consultables dans la même base publique : info.nsf.org
  10. Waterdrop, manuel du G3P600 : dureté de l'eau d'alimentation inférieure à 7 grains par gallon, soit environ 12 °f : waterdropfilter.com
  11. Conformité NSF du purificateur EWEO (42, 53, 401) et détail des contaminants couverts : notre page produit. Coût sur 3 ans : notre comparatif de filtres sous évier.
🔍 D'abord, voyez ce qu'il y a dans votre eau

Avant de filtrer, analysez les données officielles du contrôle sanitaire pour votre commune : chlore, pesticides, trihalométhanes.

Analyser mon eau du robinet →
🧪 Une fois filtrée : combien reste-t-il ?

Analyses Eurofins avant / après filtration sur l'eau de Lille : pesticides, PFAS et turbidité mesurés indépendamment.

Voir les résultats Eurofins →