Dossier · Filtration domestique

La carafe filtrante :
ce qu'elle filtre vraiment

Un foyer français sur cinq en utilise une. L'Anses lui a consacré 53 pages d'expertise, et le résultat est plus nuancé que « ça marche » ou « c'est inutile ».

M
Maxime, créateur d'EWEO  ·   ·  Lecture ~12 min

Autant le dire tout de suite : je vends un produit concurrent de la carafe filtrante, un purificateur sous évier. Vous avez donc toutes les raisons de lire ce qui suit avec méfiance, et c'est pour ça que ce dossier ne repose pas sur mon avis mais sur des mesures publiées, celles de l'Anses, de l'UFC-Que Choisir et de l'Institut national de la consommation.

Ces mesures ne disent pas que la carafe est un gadget. Sur ce pour quoi elle a été conçue, le goût du chlore, elle est efficace et le reste jusqu'au bout de la cartouche. Elles disent autre chose, de plus intéressant : que son argument de vente le plus visible, le calcaire, tient quelques dizaines de litres et pas davantage.

La réponse courte

  • Chlore, goût, plomb et cuivre : c'est son point fort, et il tient jusqu'à la fin de la cartouche.
  • Calcaire : efficace au début, puis ça s'effondre. De 27 à 93 % après 6 litres filtrés, mais 0 à 28 % après 84 litres.
  • L'effet le moins connu : c'est justement la résine anticalcaire qui acidifie l'eau filtrée et la rend corrosive pour les métaux. D'où le nickel mesuré au contact des bouilloires, et les notices qui déconseillent l'eau filtrée pour les boissons chaudes.
  • Nitrates, pesticides, PFAS : l'angle mort. Aucune carafe testée en 2025 n'atteint une réduction suffisante du PFOA.
  • Le vrai point de vigilance : l'entretien. En retirant le chlore, la carafe retire aussi ce qui protégeait l'eau. Au réfrigérateur et sous 24 h, tout va bien. Tiède pendant trois jours, beaucoup moins.

Ce qu'elle fait bien

Le chlore est le paramètre pour lequel la carafe a été conçue, et celui où les mesures sont les plus franches. En 2010, l'UFC-Que Choisir a testé sept carafes en laboratoire sur de l'eau du robinet contenant 0,1 à 0,18 mg/L de chlore libre : les abattements vont de 70 à 100 %. Chez 31 consommateurs réels, la réduction moyenne est de 80 %. Surtout, cette performance ne s'écroule pas avec l'usage, et c'est le seul paramètre du lot dans ce cas.

70 à 100 %
de chlore libre retiré en laboratoire, sur 7 carafes (UFC-Que Choisir, 2010)
80 %
de réduction moyenne mesurée chez 31 foyers réels
≥ 70 %
maintenus sur toute la durée de vie de la cartouche (conclusion Anses)

Deuxième bon point, moins connu : le plomb et le cuivre. Les abattements dépassent souvent les minimums de la norme NF P 41-650 (90 % pour le plomb, 80 % pour le cuivre) et tiennent eux aussi sur toute la durée de vie annoncée. C'est un vrai argument dans un logement ancien dont la robinetterie relargue. Le nickel fait exception : son efficacité « diminue rapidement au cours de l'utilisation de la cartouche ».

Si vous avez acheté une carafe parce que votre eau sent la piscine, elle fait le travail. La suite ne remet pas ça en cause.

Le calcaire : vrai au début, faux à la fin

C'est la promesse la plus visible sur les emballages, et c'est là que les mesures sont les plus dérangeantes. Non pas parce que la carafe ne retirerait pas le calcaire, elle le retire vraiment, mais parce qu'elle ne le retire pas longtemps.

Toujours dans les essais UFC-Que Choisir de 2010, sur une eau contenant 74 à 117 mg/L de calcium : après 6 litres filtrés, les sept carafes affichent 27 à 93 % d'abattement. Après 84 litres, les mêmes carafes sont retombées entre 0 et 28 %. Les essais de l'Institut national de la consommation racontent la même histoire dans un autre laboratoire : des taux d'élimination du calcium « qui chutent rapidement et qui sont tous inférieurs à 10 % en fin de vie des cartouches ».

27 à 93 %
de calcium retiré après 6 litres filtrés
0 à 28 %
après 84 litres, sur les mêmes carafes
< 15 %
d'abattement moyen dureté et alcalinité en fin de cartouche

La norme NF P 41-650 demande un minimum de 30 % de réduction de la dureté. Le constat du groupe de travail de l'Anses est sans ambiguïté : ce minimum « est parfois atteint en début de filtration », mais « n'est jamais conservé pendant toute la durée de vie de cartouche ». Une carafe achetée pour le calcaire redevient donc progressivement une carafe ordinaire sans que rien ne le signale : l'indicateur de remplacement compte les jours, pas la saturation réelle de la résine.

Pourquoi l'eau filtrée devient acide

Dans la cartouche, il y a deux matériaux : du charbon actif, qui capte le chlore et les molécules organiques, et une résine échangeuse d'ions, qui s'occupe du calcaire. Le mot « échangeuse » est le point clé. La résine ne fait pas disparaître le calcium, elle l'échange : elle capte les ions calcium et magnésium et libère à la place ce qu'elle avait en stock, le plus souvent des ions hydrogène.

Ces ions hydrogène font baisser le pH. Les valeurs relevées dans les études examinées descendent à 6,1 (Que Choisir, 2010), 5,45 (60 Millions de consommateurs, 2011), 5 (Veschetti, 2013), et jusqu'à 4 dans une étude britannique de 2003, quand la référence de qualité française pour l'eau du robinet va de 6,5 à 9. Un pH bas dans un verre n'a pas d'effet direct démontré sur la santé. Le problème est indirect, et il tombe pile sur l'usage pour lequel on vend le plus de carafes.

Cette même étude britannique a comparé l'agressivité de l'eau filtrée et non filtrée au contact des métaux d'une bouilloire ou d'une casserole. Avec l'eau filtrée, elle mesure des concentrations de nickel de l'ordre de 1 mg/L, soit cinquante fois la limite de qualité fixée à 20 µg/L pour l'eau du robinet, pendant la première moitié de vie de la cartouche. Le plus parlant, c'est que le secteur le sait : l'Anses relève que certaines notices indiquent que « l'eau filtrée ne doit pas être utilisée dans un appareil pour préparer les boissons chaudes », ou qu'il faut des ustensiles en inox. Cela figure dans les notices de produits dont la publicité est centrée sur le thé et le café.

Ce que la résine relargue en échange : le sodium est monté de 63 à 173 mg/L au maximum dans une étude (limite de qualité 200 mg/L, fixée sur le goût), le potassium jusqu'à 70 mg/L en tout début de cartouche, l'ammonium entre 0,1 et 7,1 mg/L dans quatre carafes sur neuf. Saisie sur ce dernier point, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu en 2012 que ces concentrations ne présentent pas de risque toxicologique, y compris pour les populations sensibles.

Ces relargages expliquent en revanche une consigne qu'on lit rarement : cinq notices de carafes sur neuf recommandent un avis médical en cas de maladie cardiaque, d'affection rénale, de dialyse ou de régime pauvre en potassium. Si vous êtes concerné, ce n'est pas une formule juridique de précaution.

Nitrates, pesticides, PFAS : les angles morts

Les nitrates, presque pas. Une carafe classique n'est pas conçue pour ça. Dans les essais de l'UFC-Que Choisir, le taux moyen d'élimination est de 30 % sur les premiers litres, puis de 2 % après 36 litres filtrés ; l'INC mesure 8 à 17 %. Des cartouches dédiées existent, avec une résine différente, et font nettement mieux, à condition de les changer très souvent. Si c'est votre sujet, regardez d'abord la dernière mesure officielle de votre commune.

Les pesticides, impossible à trancher. L'Anses est explicite : l'efficacité d'élimination des molécules organiques « ne peut être évaluée au regard du nombre de résultats insuffisants ». Une étude de 2015 a pourtant testé trois carafes selon le protocole normalisé NSF/ANSI 53 sur neuf contaminants organiques, avec 70,7 %, 90,6 % et 94,9 % d'élimination moyenne. Une carafe au charbon actif peut donc traiter ces molécules. Le problème n'est pas la technologie, c'est qu'on ne sait pas laquelle le fait, faute d'essais normalisés publiés.

Les PFAS, non. C'est le paramètre le plus récent et le plus net. Dans le test publié par 60 Millions de consommateurs en septembre 2025, portant sur des carafes Aarke, Brita, Homeside et Hydropure, aucune n'atteint une réduction suffisante du PFOA. Les autres résultats sont très contrastés d'une marque à l'autre : 94,6 % pour la meilleure sur les nitrates, 96,5 % pour la meilleure sur le S-métolachlore, mais aucune ne domine l'ensemble. Pourquoi le charbon actif retient certains PFAS et pas d'autres, c'est expliqué dans le dossier sur le charbon actif.

Les bactéries : le vrai sujet, et ce qu'on en dit de trop

C'est le point qui a valu à la carafe ses gros titres, et les deux moitiés de l'histoire sont vraies.

La première. Chez 31 consommateurs, l'eau filtrée dépassait les limites applicables aux eaux embouteillées (100 UFC/mL de flore aérobie revivifiable à 22 °C, 20 UFC/mL à 36 °C) dans 25 cas sur 31. En conditions volontairement dégradées, plusieurs études relèvent 10² à 10⁶ UFC/mL. Le mécanisme est écrit noir sur blanc dans l'avis : en retenant le chlore, la cartouche retire aussi ce qui protégeait l'eau tout au long de son trajet dans les canalisations. On enlève le goût et le gardien en même temps.

La seconde. Ce phénomène n'a rien de spécifique à la carafe, et c'est là que beaucoup d'articles s'arrêtent trop tôt. Une comparaison en laboratoire a suivi trois eaux en parallèle : l'eau du robinet non filtrée, conservée dans une simple carafe en verre au réfrigérateur, dépasse 300 UFC/mL dès le septième jour, quand la même eau filtrée et réfrigérée reste sous 5 UFC/mL. Et deux eaux minérales en bouteille sur trois dépassaient déjà 100 UFC/mL dès l'ouverture.

La flore aérobie revivifiable est un indicateur d'ambiance, pas un compteur de pathogènes. L'OMS est claire : ni les études épidémiologiques ni la corrélation avec la présence de germes pathogènes ne permettent de relier directement ces valeurs à un risque sanitaire. Ce qu'elles décrivent, c'est un milieu devenu favorable à la multiplication de micro-organismes.

La conclusion pratique est donc moins spectaculaire que les titres, et plus utile : le problème n'est pas la carafe, c'est l'eau tiède qui stagne.

Ce que conclut l'Anses, mot pour mot

« Bien que les données disponibles ne permettent pas d'attester d'un risque pour la santé du consommateur, l'Agence constate que la filtration peut entraîner un abaissement du pH, une libération d'argent, de sodium, de potassium et/ou d'ammonium ainsi qu'une altération de la qualité microbiologique de l'eau pour tout ou partie de la durée de vie de la cartouche. »

Sur l'efficacité, l'agence ne conclut pas que les carafes sont inefficaces. Elle conclut qu'on ne peut pas le savoir, parce que cela dépend de la cartouche, de l'eau d'entrée et des pratiques de l'utilisateur. D'où sa recommandation, à mes yeux la phrase la plus importante de l'avis : les revendications d'efficacité « devraient être vérifiées par des essais normalisés », et « les taux d'abattements des paramètres testés devraient figurer sur les emballages et/ou notices d'utilisation ». Dix ans plus tard, ce n'est toujours pas le cas sur les rayons.

Carafe, filtre robinet, sous évier, bouteille

CritèreCarafe filtranteFiltre sur robinetFiltre sous évierEau en bouteille
Chlore et goût Oui Oui Oui Sans objet
Calcaire Début de cartouche Selon le filtre Selon le filtre Selon l'eau
Plomb et cuivre Oui Selon modèle Selon modèle Oui
Pesticides Non documenté Si NSF 53 Si NSF 53 Oui
PFAS Non Selon modèle Selon modèle Selon la source
Nitrates Non Non Non Oui
Eau stagnante Oui, par conception Non Non Après ouverture
Entretien Cartouche tous les 20 à 50 jours, lavage hebdomadaire Cartouche selon volume Cartouches 1 à 2 fois par an Transport et stockage

Le détail méthode par méthode est dans le guide des méthodes de filtration. Pour les fontaines à gravité de type Berkey ou British Berkefeld, qui posent la même question de l'eau stockée sans chlore, le relevé des certifications est dans un dossier à part.

Ce que ça coûte réellement

La carafe est l'option la moins chère à l'achat, entre 20 et 40 € selon les modèles. Le vrai budget est ailleurs : dans la cartouche, et dans sa fréquence de remplacement.

13
cartouches par an, au rythme de 4 semaines annoncé par le fabricant
55 à 85 €
par an de cartouches, selon le prix du pack
190 à 295 €
sur 3 ans, carafe comprise

Une cartouche Brita Maxtra Pro annonce 150 litres, soit quatre semaines d'usage courant, et le pack de six se trouve entre 25 et 40 € selon les revendeurs. À treize remplacements par an, le budget cartouches tourne entre 55 et 85 € par an, soit 190 à 295 € sur trois ans avec la carafe. À l'échelle du pays, environ 15 millions de cartouches vendues chaque année.

Ce calcul suppose qu'on change la cartouche quand il faut. Beaucoup l'espacent pour économiser, et c'est là que les deux sujets se rejoignent : c'est exactement la période où le calcaire n'est plus retenu et où la flore bactérienne se développe le plus. La carafe bon marché est celle qui filtre le moins.

Et le purificateur EWEO, alors ?

EWEO vend un filtre sous évier à 119 €, donc un concurrent direct de la carafe. Voici où il se situe dans ce tableau.

  • Ce qu'il fait : chlore et goût, pesticides, microplastiques et PFAS à longues chaînes. Les cartouches portent les normes NSF/ANSI 42, 53 et 401, c'est-à-dire les essais normalisés que l'Anses réclame pour les carafes. Deux laboratoires accrédités COFRAC ont mesuré l'eau de Lille avant et après filtration : 20 PFAS indétectables après filtration chez Eurofins, trihalométhanes passés de 13,2 µg/L à moins de 1.
  • Ce qu'il ne fait pas : le calcaire. Le charbon actif ne retire pas la dureté, et sur ce point une carafe neuve fait mieux. Il ne retire pas non plus les nitrates.
  • Ce qu'il évite : l'eau ne stagne pas dans un récipient à température ambiante, puisqu'elle est filtrée au moment où le robinet s'ouvre.
  • Ce qu'il coûte : 364 € sur trois ans (119 € à l'achat, 49 € pour le premier jeu de cartouches à six mois, puis 98 € par an), contre 190 à 295 € pour une carafe sur la même durée. Plus cher, donc, avec un ou deux remplacements par an au lieu de treize.

Si vous en avez une, quatre gestes qui changent tout

L'essentiel des réserves de l'Anses porte sur l'usage réel, pas sur le produit. Voici ce que les données désignent comme utile.

Le plus important

Au réfrigérateur

C'est le geste qui fait la différence entre une eau stable sous 5 UFC/mL et une prolifération. La conservation à 4 °C retarde très nettement le développement bactérien.

Rythme

Sous 24 heures

Sept notices sur neuf demandent de consommer l'eau filtrée sous 24 à 48 heures, et de ne pas laisser d'eau dans la carafe quand vous ne l'utilisez pas.

Cartouche

Changée à l'heure

Entre 20 et 50 jours selon les marques. Au-delà, l'Anses note manquer de données pour garantir l'absence de relargage de ce que le filtre avait retenu.

Souvent oublié

Le récipient lavé

Huit notices sur neuf recommandent un lavage à l'eau savonneuse par semaine, récipient, entonnoir et couvercle compris. La colonisation se joue autant sur les parois.

Et une option gratuite : si le seul grief contre votre eau est le goût de chlore, le laisser s'évaporer dans une carafe ordinaire au réfrigérateur suffit souvent, à consommer dans la journée. C'est détaillé dans le dossier sur le chlore.

Questions fréquentes

Une carafe filtrante enlève-t-elle vraiment le calcaire ?+
Oui, mais surtout au début de la cartouche. Les essais de l'UFC-Que Choisir sur sept carafes donnent 27 à 93 % de réduction du calcium après 6 litres filtrés, puis 0 à 28 % après 84 litres. Les essais de l'INC trouvent des taux inférieurs à 10 % en fin de vie de cartouche. L'Anses le résume ainsi : le minimum de 30 % prévu par la norme NF P 41-650 est parfois atteint en début de filtration, mais n'est jamais conservé pendant toute la durée de vie de la cartouche.
Une carafe filtrante est-elle dangereuse pour la santé ?+
L'Anses écrit que les données disponibles ne permettent pas d'attester d'un risque pour la santé du consommateur. Elle relève quand même trois effets mesurés : un abaissement du pH, une libération d'argent, de sodium, de potassium ou d'ammonium, et une altération possible de la qualité microbiologique de l'eau. Ces effets dépendent surtout de l'usage. Une carafe lavée, dont la cartouche est changée à temps et dont l'eau est conservée au réfrigérateur reste dans les clous. Une carafe laissée à température ambiante pendant plusieurs jours, non.
Faut-il mettre sa carafe filtrante au réfrigérateur ?+
C'est la précaution la plus utile. En retirant le chlore, la carafe retire aussi ce qui protégeait l'eau des micro-organismes pendant sa distribution. Les études examinées par l'Anses montrent qu'à température ambiante et sans renouvellement, la flore aérobie revivifiable peut atteindre 10² à 10⁶ UFC/mL, alors qu'une conservation à 4 °C maintient des niveaux faibles et stables. Sept notices de carafes sur neuf demandent de consommer l'eau filtrée sous 24 à 48 heures.
Une carafe filtrante retient-elle les nitrates et les PFAS ?+
Peu ou pas, sauf cartouche prévue pour. Sur les nitrates, les essais de l'UFC-Que Choisir donnent 30 % d'élimination sur les premiers litres, puis 2 % après 36 litres filtrés ; l'INC trouve 8 à 17 %. Des cartouches spécifiques nitrates existent et font nettement mieux, mais leur efficacité chute aussi avec l'usage. Sur les PFAS, le test publié par 60 Millions de consommateurs en septembre 2025 conclut qu'aucune des carafes testées n'atteint une réduction suffisante du PFOA.
L'eau filtrée en carafe abîme-t-elle la bouilloire ?+
C'est le contre-pied de ce qu'on attend d'une carafe vendue pour le thé et le café. En retirant le calcium et l'alcalinité, la résine rend l'eau plus acide et plus agressive vis-à-vis des métaux. Une étude britannique citée par l'Anses a mesuré, au contact d'ustensiles chauffants, des concentrations de nickel de l'ordre de 1 mg/L dans l'eau filtrée, soit cinquante fois la limite de qualité de 20 µg/L. Certaines notices de carafes le mentionnent, en déconseillant l'eau filtrée dans un appareil à boissons chaudes.

Les sources

Sauf mention contraire, les chiffres de ce dossier viennent de l'avis Anses de 2016, qui compile et discute les essais de l'UFC-Que Choisir, de l'INC, de la répression des fraudes et la littérature scientifique (DWI 2003, Veschetti 2013, Jarvis 2014, Deblonde 2014, Anumol 2015).

  1. Anses, avis relatif à l'évaluation de l'innocuité et l'efficacité des carafes filtrantes, saisine n° 2015-SA-0083, 19 octobre 2016 (53 pages) : anses.fr
  2. Anses, règles de bon usage des carafes filtrantes : anses.fr
  3. UFC-Que Choisir, essais sur 7 carafes en laboratoire et chez 31 foyers, n° 481, mai 2010 (repris et discutés dans l'avis Anses).
  4. Institut national de la consommation, essais publiés dans 60 Millions de consommateurs, n° 461, juin 2011 (idem).
  5. 60 Millions de consommateurs, test de carafes et de filtres sur robinet (Aarke, Brita, Homeside, Hydropure), numéro de septembre 2025 : 60millions-mag.com
  6. UFC-Que Choisir, « Carafes filtrantes : inutiles, voire pire ! », 22 mars 2017 : quechoisir.org
  7. EFSA, avis 2012 sur l'ammonium libéré par les cartouches filtrantes : efsa.europa.eu
  8. OMS, Heterotrophic Plate Counts and Drinking-water Safety, 2003 : who.int
  9. Arrêté du 11 janvier 2007 (pH 6,5 à 9, nickel 20 µg/L, sodium 200 mg/L, ammonium 0,1 mg/L) : legifrance.gouv.fr
  10. Norme NF P 41-650 (2013), spécifications pour les carafes filtrantes d'eau (application non réglementaire).
  11. Capacité annoncée des cartouches (150 L, 4 semaines) : documentation Brita Maxtra Pro : brita.fr. Prix relevés en août 2026 sur les comparateurs et la grande distribution (pack de 6 entre 25 et 40 €).
  12. Volume du marché (750 000 à 1 million de carafes et 15 millions de cartouches par an, ~20 % des foyers équipés) : avis Anses, § 3.1, d'après CGDD 2013 et C.I.EAU.
  13. Coût du purificateur EWEO sur 3 ans : détail du calcul dans notre comparatif de filtres sous évier.