Ce que mon eau contient.
Avant. Après.
J'ai prélevé l'eau de mon robinet à Lille et l'ai fait analyser (brute, puis filtrée par un purificateur EWEO) par deux laboratoires français accrédités COFRAC. Trois familles de polluants détectées dans l'eau brute. Après filtration : toutes sous le seuil de mesure des laboratoires.
L'essentiel en 30 secondes
- J'ai fait analyser l'eau de mon robinet à Lille par deux laboratoires français accrédités, avant et après filtration, avec un filtre à mi-vie (3 mois d'utilisation).
- Plus de 350 substances recherchées. Trois ressortaient au-dessus du seuil de mesure avant filtration : des PFAS, un résidu de pesticide et des sous-produits du chlore.
- Sur ces trois, mon eau est conforme à la réglementation. Mais conforme ne veut pas dire zéro.
- Après passage dans le filtre EWEO, les trois passent sous le seuil de mesure des laboratoires : trop bas pour être encore chiffrées.
- Ces analyses ne disent rien d'une eau plus contaminée que la mienne. C'est le rôle de la certification NSF de la cartouche, éprouvée sur une eau volontairement polluée à environ 100 fois ce que contient la mienne.
Vous pouvez lire toutes les pages du site, voir la conformité NSF, comparer les filtres. À la fin, une seule question compte vraiment : est-ce que ça marche, sur l'eau qui sort de mon robinet ?
Pour y répondre, je n'ai pas fait le test moi-même. J'ai envoyé mon eau du robinet à deux laboratoires français accrédités COFRAC : un flacon d'eau brute, un flacon de la même eau filtrée par un purificateur EWEO en service depuis 3 mois, soit à mi-vie de ses filtres prévus pour 6 mois :
- Eurofins, pour les PFAS (20 composés réglementés) et les pesticides et leurs métabolites (près de 300 molécules).
- Flandres-Analyses, pour les trihalométhanes, les sous-produits formés quand le chlore réagit avec la matière organique de l'eau.
Six repères pour lire les chiffres
Un microgramme par litre, soit un millionième de gramme dans un litre d'eau. L'équivalent d'un morceau de sucre dans une piscine olympique.
Quand le laboratoire écrit « < 0,001 », il dit « moins de 0,001 », et non « zéro ». Ses appareils ont une limite en dessous de laquelle ils ne voient plus rien.
L'eau telle qu'elle sort du robinet, avant d'être filtrée. C'est le point de départ : on la compare ensuite à la même eau passée dans le filtre.
Une eau dont les concentrations en polluants sont élevées, très au-dessus des limites réglementaires. L'inverse d'une eau à l'état de traces, où les polluants se mesurent en millionièmes de gramme par litre.
Une eau à laquelle le laboratoire ajoute lui-même du polluant, en quantité connue, pour voir jusqu'où le filtre encaisse. C'est le principe des essais de certification.
Le COFRAC accrédite les laboratoires d'analyse français et audite leurs méthodes. NSF écrit les normes de filtration, l'IAPMO fait passer l'examen et délivre la certification.
Comment lire cette page
Deux preuves, deux gammes de concentration
Les résultats qui suivent portent sur mon eau, à Lille, et cette eau est conforme. L'objection arrive donc tout de suite : que valent ces chiffres sur une eau plus chargée ? La réponse n'est pas dans ces analyses. Elle est dans la certification de la cartouche, qui repose sur un essai en eau volontairement polluée. Les deux preuves existent, et elles ne répondent pas à la même question.
Certification IAPMO : sur une eau chargée
Un organisme tiers prélève des cartouches sur la production, compose lui-même une eau dopée à des concentrations bien plus fortes que celles d'un réseau français, et mesure ce qui ressort. L'essai est poussé à 200 % de la capacité annoncée, l'usine est auditée, et la certification est inscrite au registre public de l'IAPMO.
Répond à : est-ce que la cartouche encaisse une eau vraiment chargée ?Analyses COFRAC : sur une eau réelle
Deux laboratoires français accrédités, sur l'eau du réseau de Lille, avec un filtre à mi-vie, après 3 mois d'utilisation. Plus de 350 substances recherchées en même temps, dans les conditions d'un vrai robinet. Les rapports des deux laboratoires sont publiés intégralement plus bas, avec leurs méthodes, leurs numéros de dossier et leurs seuils de mesure.
Répond à : est-ce que ça marche sur l'eau qui sort de mon robinet ?PFAS : à quelle concentration travaille chaque preuve
En µg/L, sur une échelle logarithmique : chaque graduation vaut dix fois la précédente. Les valeurs d'essai NSF portent sur le PFOA et le PFOS ; mes mesures et la limite européenne portent sur la somme des 20 PFAS réglementés.
Le seuil de réussite de la norme (0,07 µg/L en sortie) est près de 5 fois plus élevé que ce que contient mon eau brute. Un filtre peut donc être certifié sans avoir eu à démontrer quoi que ce soit à la concentration où se trouve réellement mon eau. Et dans l'autre sens, mes analyses ne disent rien d'une eau chargée. Aucune des deux preuves ne remplace l'autre.
PFAS : les polluants éternels
20 PFAS réglementés recherchés, longues et courtes chaînes.
L'eau de Lille est conforme, et de loin : 0,015 µg/L pour la somme des 20 PFAS, quand la limite européenne est à 0,10. Mais conforme ne veut pas dire zéro. Après filtration, les 20 sont passés sous le seuil de mesure du laboratoire, chaînes courtes comprises.
Le détail : le graphique avant / après, les 5 PFAS détectés, et ce que couvre exactement la certification
Les PFAS, les « polluants éternels », sont des composés qui ne se dégradent quasiment pas dans l'environnement (ni dans votre corps). Depuis le 12 janvier 2026, la réglementation européenne (directive UE 2020/2184) impose une limite de 0,10 µg/L pour la somme de 20 PFAS au robinet.
Mon eau de Lille en contient 0,015 µg/L au total, dont 0,004 µg/L pour les quatre PFAS les plus préoccupants (le Haut Conseil de la santé publique recommande de ne pas dépasser 0,020 µg/L pour ces quatre-là). Autrement dit : l'eau de Lille est conforme, et sous les seuils. Mais conforme ne veut pas dire zéro, et lors de mon test, le purificateur les a tous amenés sous le seuil de quantification, c'est-à-dire trop bas pour que le laboratoire puisse encore les chiffrer.
La famille des PFAS compte des molécules de tailles différentes. Les plus grosses, dites à longues chaînes (PFOA, PFOS), sont les plus étudiées, les plus réglementées, et celles que le charbon actif retient le mieux. Les plus petites, dites à chaînes courtes (PFBA, PFPeA…), s'accrochent moins bien au charbon et le traversent plus tôt.
Avant / après en image
Sur les PFAS, qui prouve quoi
Norme NSF/ANSI 53
La cartouche au charbon actif est conforme aux exigences NSF/ANSI 53 (essai IAPMO R&T) pour la réduction des PFAS à longues chaînes (PFOA, PFOS) : le périmètre exact couvert par l'essai.
Source : essai NSF/ANSI 53 du laboratoire d'IAPMO R&T (rapport n° 25-72).Mon eau de Lille, à mi-vie
Lors de mon test indépendant, les 20 PFAS recherchés sont tous ressortis sous le seuil de quantification après filtration, y compris les chaînes courtes.
Source : analyse Eurofins (dossier 26UL02431), filtre à 3 mois d'usage.Les concentrations en jeu de chaque côté sont situées en haut de page, et le protocole de l'essai NSF est détaillé plus bas.
Comparaison avant / après : les PFAS détectés dans mon eau
| PFAS | Avant (µg/L) | Après (µg/L) |
|---|---|---|
| PFBA (chaîne courte) | 0,005 | < 0,001 |
| PFHxA (chaîne courte) | 0,003 | < 0,001 |
| PFPeA (chaîne courte) | 0,003 | < 0,001 |
| PFOS (longue chaîne) | 0,002 | < 0,001 |
| PFHxS (longue chaîne) | 0,002 | < 0,001 |
| Somme des 20 PFAS | 0,015 | < 0,001 |
Seuls 5 des 20 PFAS recherchés dépassaient le seuil de quantification dans mon eau brute ; les 15 autres, dont le PFOA, y étaient déjà sous le seuil, et le restent après filtration. La liste complète des 20 PFAS est consultable plus bas. Analyse Eurofins, dossier 26UL02431, prélèvement du 3 juin 2026 à Lille, accréditation COFRAC essais n°1-6329 (certains PFAS sous-traités à Eurofins Maxeville, COFRAC n°1-0685). Limite de quantification : 0,001 µg/L. Seuil légal : 0,10 µg/L pour la somme des 20 PFAS (directive UE 2020/2184, applicable au robinet depuis le 12 janvier 2026).
Ce que ça veut dire (et ne veut pas dire)
- Sur les longues chaînes (PFOA, PFOS), la rétention est démontrée et solide. C'est le terrain de jeu du charbon actif compressé, et c'est ce que couvre la conformité NSF 53.
- Sur les chaînes courtes (PFBA, PFPeA…), mon test les montre sous le seuil à mi-vie, mais le charbon actif les retient moins bien, et elles percent en premier en fin de vie. Je ne revendique donc pas leur rétention complète sur toute la durée du filtre : c'est l'une des raisons du remplacement tous les 6 mois.
Pesticides et métabolites
Près de 300 molécules cherchées par Eurofins. Une seule trace détectée.
Sur près de 300 molécules recherchées, une seule dépassait le seuil de mesure dans mon eau brute : le déséthyl-atrazine, à 0,016 µg/L pour une limite légale de 0,10. Après filtration, elle passe sous le seuil, soit une réduction d'au moins 68 %.
Le détail : d'où vient cette molécule, le graphique avant / après, et la question du relargage
Le bassin agricole du Nord est l'un des plus chargés en résidus de pesticides et de leurs métabolites. Sur près de 300 molécules recherchées par Eurofins, une seule a été détectée au-dessus du seuil de quantification dans mon eau brute : le déséthyl-atrazine. C'est un métabolite, autrement dit ce que devient un pesticide en se dégradant dans le sol. Celui-là vient de l'atrazine, un herbicide interdit en France depuis 2003, mais dont les résidus persistent dans les nappes du Nord depuis vingt ans. C'est aussi l'une des molécules les plus difficiles à retenir pour un charbon actif : elle s'y accroche mal et le traverse plus tôt que les autres, ce qui rend sa réduction d'autant plus parlante.
Avant / après en image
Comparaison avant / après : détail de la molécule détectée
| Molécule | Avant (µg/L) | Après (µg/L) | Réduction | Seuil légal |
|---|---|---|---|---|
| Déséthyl-atrazine | 0,016 | < 0,005 | ≥ 68 % | 0,10 |
Les autres molécules recherchées par Eurofins (pesticides, métabolites, PCB, HAP) sont toutes ressorties sous le seuil de quantification du laboratoire, dans les deux échantillons. La liste complète est consultable plus bas. La valeur marquée « < 0,005 » correspond à la limite de quantification d'Eurofins pour cette molécule. Le seuil légal est celui de l'arrêté du 11 janvier 2007 modifié, transposant la directive (UE) 2020/2184 sur les eaux destinées à la consommation humaine.
Pas de relargage : les autres familles recherchées (organochlorés, HAP, PCB…) étaient déjà sous la limite de quantification dans l'eau brute, et le restent après filtration : le filtre n'ajoute rien.
Trihalométhanes : les sous-produits du chlore
Ce qui se forme quand le chlore désinfecte l'eau du robinet.
Les trihalométhanes se forment quand le chlore qui désinfecte l'eau réagit avec la matière organique. Mon eau de Lille en contenait 13,2 µg/L, soit 13 % de la limite légale de 100. Après filtration, les quatre composés passent chacun sous le seuil de mesure.
Le détail : ce que sont les THM, pourquoi ils posent question, et le tableau composé par composé
Mais qu'est-ce que c'est, au juste ?
Pour rendre l'eau du robinet potable, les usines de traitement la désinfectent au chlore. Sans ça, on aurait des bactéries dans tous les verres. Mais ce chlore ne reste pas inerte : il réagit avec la matière organique naturellement présente dans l'eau (feuilles mortes, micro-algues, résidus végétaux). Ces réactions produisent une famille de molécules appelée trihalométhanes, ou THM.
On en trouve dans pratiquement toutes les eaux du robinet désinfectées au chlore en France, y compris la mienne, à Lille. Quatre molécules composent cette famille : le chloroforme, le bromoforme, le bromodichlorométhane et le dibromochlorométhane.
Pourquoi on s'en soucie
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe le chloroforme comme « cancérogène possible pour l'homme », son groupe 2B : celui des substances sur lesquelles le doute existe sans avoir été tranché. La limite légale française pour la somme des THM est fixée à 100 µg/L (arrêté du 11 janvier 2007, transposant la directive européenne).
Mon eau de Lille est à 13,2 µg/L, soit 13 % du seuil légal. Elle est conforme. Mais conforme ne veut pas dire absent. Et le principe de précaution suggère qu'on peut faire mieux.
Avant / après en image
Comparaison avant / après : détail par composé
| Composé | Avant (µg/L) | Après (µg/L) | Seuil de quantification |
|---|---|---|---|
| Chloroforme | 1,7 | < 1,0 | 1,0 |
| Bromoforme | 3,7 | < 1,0 | 1,0 |
| Bromodichlorométhane | 2,8 | < 1,0 | 1,0 |
| Dibromochlorométhane | 5,0 | < 1,0 | 1,0 |
| Somme des THM | 13,2 | < 1 (par composé) | 100 µg/L (seuil légal) |
Méthode d'analyse : NF EN ISO 20595 (extraction COHV). Laboratoire Flandres-Analyses, accréditation COFRAC n°1-1185. Dossier 2026.06.290/00, prélèvement du 16 juin 2026, rapport du 19 juin 2026. Le seuil de quantification (LQ) est la concentration en dessous de laquelle le laboratoire ne distingue plus la molécule du bruit de fond.
Ce que ça veut dire (et ne veut pas dire)
- L'eau de Lille respecte la réglementation française sur les THM. À 13,2 µg/L, elle est largement en dessous du seuil légal de 100 µg/L. Personne ne tombe malade en buvant l'eau de Lille telle qu'elle sort du robinet.
- Réduire les THM est une question de principe de précaution. Les THM sont classés cancérogènes possibles par le CIRC. Les retirer de son eau, c'est l'approche défensive : celle qu'on adopte avec son enfant, sa grand-mère, ou quand on boit plusieurs litres par jour.
- Le charbon actif compressé est exactement la bonne technologie. Les THM sont des composés organiques volatils, et c'est précisément ce que le charbon actif retient le mieux : le cas couvert par la conformité NSF/ANSI 53 (COV) du filtre. Le résultat ici (chaque composé sous le seuil de quantification) le confirme.
Le protocole NSF/ANSI 53
Premier pilier : l'essai sur eau chargée, mené par un organisme tiers.
Pour être certifiée, la cartouche doit affronter une eau que le laboratoire du certificateur a volontairement polluée : environ 1,5 µg/L de PFOA et de PFOS, soit à peu près 100 fois ce que contient mon eau brute. Elle doit ressortir sous 0,07 µg/L, et tenir jusqu'à deux fois le volume d'eau annoncé.
Le détail : les seuils exigés, le protocole en 5 étapes, et ce que cet essai ne prouve pas
Mes analyses portent sur une eau conforme, et elles ne peuvent rien dire d'autre. La conformité NSF/ANSI 53 répond à la question inverse : ce que devient une eau nettement plus polluée que celle d'un réseau français. Ce n'est pas un test maison sur une eau choisie par le fabricant. C'est le certificateur, l'IAPMO, qui prélève des cartouches sur la production. Son laboratoire compose l'eau d'essai, y ajoute lui-même le polluant en quantité connue, puis mesure ce qui entre et ce qui sort.
Ce que la cartouche doit démontrer sur les PFAS
L'eau d'essai est dopée à environ 1,5 µg/L de PFOA et de PFOS. C'est 15 fois la limite européenne applicable au robinet (0,10 µg/L pour la somme des 20 PFAS), et environ 100 fois ce que contient mon eau brute de Lille. En sortie, la norme n'accepte pas plus de 0,07 µg/L. Et pas seulement sur une cartouche neuve : la performance doit se maintenir sur toute la durée de vie annoncée, l'essai étant poursuivi jusqu'à deux fois le volume d'eau que la cartouche est censée traiter.
Ce qu'elle doit démontrer sur les sous-produits du chlore
Les composés organiques volatils, ou COV, sont des molécules légères qui s'évaporent facilement ; les sous-produits du chlore en font partie. Plutôt que de les tester tous, la norme en teste un seul, le chloroforme, qui sert de repère pour la famille entière : s'il est retenu, les autres le sont aussi. L'eau d'essai en contient environ 300 µg/L, soit trois fois la limite légale française pour la somme des trihalométhanes, et la sortie doit rester sous 15 µg/L. Pour situer : mon eau brute de Lille affichait 13,2 µg/L de THM au total, c'est-à-dire moins que ce que la norme tolère en sortie d'un filtre soumis à 300 µg/L.
Ce qui rend cette certification vérifiable
-
1
Des unités prélevées sur la production
Les cartouches testées ne sont pas des prototypes préparés pour l'occasion. Le certificateur les prélève parmi les unités fabriquées.
-
2
Une eau d'essai préparée par le laboratoire
Le laboratoire du certificateur compose l'eau, la dope à une concentration connue, puis prélève et mesure lui-même l'entrée et la sortie. Le fabricant n'intervient à aucune de ces étapes.
-
3
Un essai poussé au double de la capacité
La cartouche doit rester sous le seuil sur toute la durée de vie affichée, et l'essai se poursuit jusqu'à 200 % de cette capacité.
-
4
Des audits et des reprélèvements
La certification n'est pas acquise une fois pour toutes. Elle est maintenue par des audits d'usine et des reprélèvements périodiques.
-
5
Un registre public
La certification n'est pas une déclaration du fabricant. C'est l'IAPMO qui rédige la fiche, la publie sur son registre et l'horodate : elle porte la date du jour où on la consulte.
Passer de 1,5 à 0,07 µg/L, c'est 95,3 % de réduction, et la norme le formule comme « plus de 95 % ». Mes pourcentages à moi sont plus bas (au moins 90 % sur les PFAS, au moins 68 % sur le déséthyl-atrazine), mais ils ne mesurent pas la même chose.
Ils sont plafonnés par la limite de quantification des laboratoires, pas par le filtre. Quand un résultat s'écrit « < 0,001 µg/L », la valeur réelle est inconnue et forcément plus basse : la réduction réelle est donc supérieure au chiffre affiché. Partir d'une eau déjà propre laisse forcément moins de marge visible qu'une eau dopée à 1,5 µg/L.
Ce que cet essai ne prouve pas
L'essai normalisé valide une famille de polluants à la fois, sur une eau standardisée. Une eau réelle en contient des dizaines simultanément à l'état de traces, et toutes se disputent la même surface de charbon. C'est exactement l'angle mort que mes analyses en conditions réelles viennent couvrir.
Un point à ne pas confondre : l'eau d'essai NSF n'est pas de l'eau pure. La norme impose une eau de réseau contenant un minimum de matière organique, celle qui vient des feuilles, des algues et des débris végétaux (de l'ordre de 1 mg/L, mesurée en carbone organique total). Cette matière occupe elle aussi le charbon : la concurrence qu'elle exerce fait donc déjà partie du protocole.
Mis bout à bout : la certification montre que la cartouche encaisse une eau très chargée, mes analyses montrent ce qu'elle fait d'une eau réelle à l'état de traces. Aucune des deux ne remplace l'autre, et c'est pour ça que les deux figurent sur cette page.
Second pilier : testé sur une eau réelle
Comment j'ai procédé
Un protocole simple, reproductible. Pour chaque laboratoire, deux flacons prélevés à quelques minutes d'intervalle : un d'eau brute, un d'eau filtrée. Les deux laboratoires sont accrédités COFRAC, c'est-à-dire que leurs méthodes d'analyse sont auditées par un organisme indépendant.
Le détail : les quatre étapes du prélèvement
-
1
Flacons stériles, conservateurs adaptés
Pour chaque laboratoire et chaque molécule recherchée, les flacons avec les conservateurs adaptés ont été préparés : ouverts uniquement au moment du prélèvement.
-
2
Échantillon brut
Eau du robinet, après 2 minutes de rinçage pour évacuer l'eau stagnante des canalisations.
-
3
Échantillon filtré
Même eau, sortie du purificateur EWEO en service depuis 3 mois, soit à mi-cycle de ses filtres.
-
4
Deux envois, deux laboratoires
Envoi Eurofins : prélèvement du 3 juin 2026, pour les PFAS (20 composés réglementés) et les pesticides et leurs métabolites (près de 300 molécules). Envoi Flandres-Analyses : prélèvement du 16 juin 2026, pour les trihalométhanes.
Pourquoi ces chiffres comptent, et leurs limites
Si je publie cette page, ce n'est pas pour dire que le purificateur EWEO est parfait. C'est pour montrer ce qu'il fait vraiment, et pour vous aider à juger par vous-même.
Le détail : ce que ces analyses prouvent, et ce qu'elles ne prouvent pas
Ce que cette analyse prouve
- Le purificateur, dans des conditions réelles, réduit fortement trois familles de polluants courants de l'eau du robinet : les PFAS (Eurofins), les pesticides et leurs métabolites (Eurofins) et les trihalométhanes : sous-produits du chlore (Flandres-Analyses).
- Les résultats sont cohérents avec la conformité NSF/ANSI 42, 53 et 401 du filtre au charbon actif, établie par un essai sur eau volontairement polluée.
- Le protocole est reproductible : vous pouvez faire la même chose chez vous et comparer.
Ce qu'elle ne prouve pas
- Ce n'est pas une garantie permanente. Un filtre s'use. Les performances baissent progressivement entre deux remplacements. C'est pourquoi je recommande un changement tous les 6 mois.
- Ce n'est pas un test sur tous les polluants. Les nitrates, les métaux lourds (plomb, cuivre) et certains COV ne sont pas filtrés efficacement par un charbon actif.
- Ce n'est qu'un échantillon. Une eau prélevée un autre jour, dans une autre ville, donnerait des chiffres différents. Cette analyse caractérise mon eau de Lille à un instant T.
Vous avez lu les chiffres. À vous de jouer.
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Rapports complets des deux laboratoires
Les certificats officiels d'Eurofins et de Flandres-Analyses, avec l'ensemble des molécules recherchées, leurs limites de quantification et les méthodes d'analyse.
Liste complète des molécules analysées
Au total, plus de 350 substances ont été recherchées entre les deux laboratoires : les 20 PFAS réglementés et près de 300 pesticides et métabolites (plus HAP et PCB) par Eurofins, les trihalométhanes par Flandres-Analyses.
Voir le détail des molécules recherchées
PFAS : polluants éternels (20 molécules)
Analyse Eurofins : somme des 20 PFAS réglementés (directive UE 2020/2184). Tous ressortis sous le seuil de quantification après filtration.
- Acide perfluorobutanoïque (PFBA)
- Acide perfluoropentanoïque (PFPeA)
- Acide perfluorohexanoïque (PFHxA)
- Acide perfluoroheptanoïque (PFHpA)
- Acide perfluorooctanoïque (PFOA)
- Acide perfluorononanoïque (PFNA)
- Acide perfluorodécanoïque (PFDA)
- Acide perfluoroundécanoïque (PFUnA)
- Acide perfluorododécanoïque (PFDoA)
- Acide perfluorotridécanoïque (PFTrDA)
- Acide sulfonique de perfluorobutane (PFBS)
- Acide perfluoropentane sulfonique (PFPeS)
- Sulfonate de perfluorohexane (PFHxS)
- Sulfonate de perfluoroheptane (PFHpS)
- Acide sulfonique de perfluorooctane (PFOS)
- Acide perfluorononane sulfonique (PFNS)
- Acide perfluorodécane sulfonique (PFDS)
- Acide perfluoroundécane sulfonique (PFUnDS)
- Acide perfluorododécane sulfonique (PFDoDS)
- Acide perfluorotridécane sulfonique (PFTrDS)
Trihalométhanes : sous-produits du chlore (4 molécules)
Analyse Flandres-Analyses, méthode NF EN ISO 20595.
- Chloroforme
- Bromoforme
- Bromodichlorométhane
- Dibromochlorométhane
Pesticides, métabolites et autres micropolluants organiques (346 molécules)
Herbicides132 molécules
Molécules conçues pour éliminer les végétaux indésirables.
- 1-(3,4-Dichlorophenyl) urée (DCPU)
- 1-(3,4-Dichlorophenyl)-3-methyl urée (DCPMU)
- 1-(4-Isopropylphenyl)-urée
- 2,4,5-T
- 2,4-D
- 2,4-DB
- 2,4-DP (dichlorprop)
- 2,4-MCPA
- 2,4-MCPB
- 2,6-Dichlorobenzamide
- Acétochlor
- Acifluorfen
- Aclonifen
- Alachlore
- Amétryne
- Amidosulfuron
- Atrazine
- Benoxacor
- Bentazone
- Bromacile
- Bromoxynil
- Bromoxynil-octanoate
- Buturon
- Carbétamide
- Carfentrazone-ethyl
- Chlorbromuron
- Chloridazon (Pyrazon)
- Chlorotoluron
- Chlorprophame
- Chlorsulfuron
- Clethodim
- Clomazone
- Cloquintocet-mexyl
- Cyanazine
- Cycluron
- Dicamba
- Dichlobénil
- Diflufenican
- Dimefuron
- Dimethachlor
- Diméthénamide
- Diuron
- DNOC
- Ethidimuron
- Ethofumesate
- Fenoxaprop-éthyle
- Fenuron
- Flazasulfuron
- Florasulam
- Fluazifop-butyl
- Flufenacet
- Fluometuron
- Flurochloridone
- Fluroxypyr
- Fluroxypyr-Methylheptyl
- Flurtamone
- Fomesafen
- Foramsulfuron
- Haloxyfop
- Haloxyfop-Ethoxyéthylé
- Haloxyfop-methyl
- Hexazinone
- Imazaméthabenz
- Imazamethabenz-methyl
- Imazamox
- Iodosulfuron methyl sodium
- Iodosulfuron méthyle
- Ioxynil
- Iso-Chloridazone
- Isoproturon
- Isoxaben
- Isoxaflutole
- Lénacile
- Linuron
- Mecoprop
- Mefenacet
- Mefluidide
- Mesosulfuron-methyl
- Mésotrione
- Metamitrone
- Métazachlore
- Methabenzthiazuron
- Métolachlore
- Métosulame
- Métoxuron
- Métribuzine
- Metsulfuron méthyle
- Monolinuron
- Monuron
- Napropamide
- Néburon
- Nicosulfuron
- Norflurazon
- Oryzalin
- Oxadiazon
- Pendiméthaline
- Pinoxaden
- Prometone
- Prométryne
- Propachlore
- Propazine
- Prophame
- Propoxycarbazone sodium
- Propyzamide
- Prosulfocarbe
- Prosulfuron
- Pyroxsulam
- Quinmerac
- Quizalofop ethyle
- Rimsulfuron
- Sebuthylazine
- Secbumeton
- Siduron
- Simazine
- Sulcotrione
- Sulfosulfuron
- Tébutame
- Tebuthiuron
- Tembotrione
- Terbacile
- Terbumeton
- Terbuthylazine
- Terbutryne
- Thiazafluron
- Thifensulfuron méthyle
- Triallate
- Triasulfuron
- Tribenuron methyl
- Triclopyr
- Trifluraline
- Triflusulfuron-methyl
- Tritosulfuron
Insecticides et acaricides74 molécules
Molécules conçues pour éliminer les insectes et acariens.
- Acéphate
- Acétamipride
- Aldicarbe
- Aldrine
- Azaméthiphos
- Azinphos-ethyl
- Bendiocarbe
- Cadusaphos
- Carbaryl
- Carbofuran
- Chlorantraniliprole
- Chlorfenvinphos
- Chlorpyrifos (-ethyl)
- Chlorpyrifos-méthyl
- Cyperméthrine
- Cyromazine
- DDD, o,p
- DDD, p,p'
- DDE, o,p'
- DDE, p,p'
- DDT, p,p
- Deltaméthrine
- Demeton
- Diazinon
- Dichlorvos
- Dicofol, p,p-
- Dieldrine
- Diflubenzuron
- Diméthoate
- Endosulfan alpha
- Endosulfan béta
- Ethyl parathion
- Fénitrothion
- Fenoxycarbe
- Fipronil
- Flonicamide
- Fosthiazate
- Furathiocarb
- HCH Alpha
- HCH Béta
- HCH Delta
- HCH epsilon
- HCH gamma : Lindane
- Heptachlore
- Hexythiazox
- Imidaclopride
- Isofenphos
- Lambda cyhalothrine
- Malathion
- Métaldéhyde
- Methamidophos
- Méthidathion
- Méthiocarbe
- Méthomyl
- o,p′-DDT
- Oxamyl
- Oxydéméton methyl
- Parathion-méthyl
- Perméthrine
- Phosalone
- Phosphamidon
- Phoxime
- Pirimicarbe
- Pirimiphos-méthyl
- Profenofos
- Pymétrozine
- Pyrazophos
- Pyridabène
- Quinalphos
- Teflubenzuron
- Thiacloprid
- Thiodicarbe
- Triflumuron
- Vamidothion
Fongicides55 molécules
Molécules conçues pour lutter contre les champignons et moisissures.
- Azaconazole
- Azoxystrobine
- Bénalaxyl
- Benthiavalicarb-isopropyl
- Bitertanol
- Bixafen
- Boscalide
- Bromuconazole
- Carbendazime
- Cyazofamide
- Cyproconazole
- Cyprodinile
- Diethofencarbe
- Difénoconazole
- Dimethomorphe
- Diniconazole
- Epoxyconazole
- Fenamidone
- Fenbuconazole
- Fenhexamid
- Fenpropidin
- Fenpropimorphe
- Fludioxonil
- Fluoxastrobine
- Fluquinconazole
- Flusilazole
- Flutolanil
- Flutriafol
- Fluxapyroxade
- Hexaconazole
- Imazalile
- Iprovalicarbe
- Kresoxime-méthyl
- Métalaxyl
- Metconazole
- Metrafenone
- Myclobutanile
- Oxadixyl
- Pencycuron
- Picoxystrobin
- Prochloraz
- Propamocarbe Hydrochloride
- Propiconazole
- Pyraclostrobine
- Pyrifenox
- Pyriméthanil
- Quintozène
- Spiroxamine
- Tébuconazole
- Tetraconazole
- Thiabendazole
- Tolylfluanide
- Triadimefone
- Trifloxystrobine
- Triticonazole
Métabolites et produits de dégradation37 molécules
Produits issus de la transformation des pesticides dans l'environnement (ESA, OXA, déséthyl-, sulfones…).
- Acetochlor ESA
- Acetochlor OXA
- Acetochlor SAA
- Alachlor ESA
- Alachlor OXA
- Aldicarb sulfone
- Aldicarb sulfoxyde
- Anthraquinone
- Atrazine déisopropyl
- Atrazine-2-hydroxy
- Butachlor ESA
- Butachlor OXA
- Chloridazone-methyl-desphenyl
- Demeton-S-methyl-sulfone
- Desethyl-atrazine
- Deséthyl-terbutylazine
- Déséthyl-terbutylazine-2-hydroxy
- Desméthyl-isoproturon
- Desmetryne
- Dimethachlor ESA
- Dimethenamide ESA
- Dimethenamide OXA
- Endosulfan sulfate
- Flufenacet ESA
- Heptachlore époxyde cis
- Heptachlore époxyde trans
- Metazachlore ESA
- Metazachlore OXA
- Metolachlor ESA
- Metolachlor NOA 413173
- Metolachlor OXA
- Norflurazon desméthyl
- Ométhoate
- Propachlor ESA
- Simazine hydroxy
- Terbuméton-déséthyl
- Terbuthylazine 2-hydroxy
HAP : hydrocarbures aromatiques polycycliques19 molécules
Composés issus de la combustion incomplète (échappements, fumées, asphalte).
- 2-méthylnaphtalène
- Acénaphtène
- Acénaphthylène
- Anthracène
- Anthraquinone (HAP)
- Benzo(a)anthracène
- Benzo(a)pyrène
- Benzo(b)fluoranthène
- Benzo(ghi)Pérylène
- Benzo(k)fluoranthène
- Chrysène
- Dibenzo(a,h)anthracène
- Fluoranthène
- Fluoranthène 2-méthyl
- Fluorène
- Indeno (1,2,3-cd) Pyrène
- Naphtalène
- Phénanthrène
- Pyrène
PCB : polychlorobiphényles18 molécules
Composés organochlorés industriels (anciens isolants, transformateurs).
- PCB 101
- PCB 114
- PCB 118
- PCB 123
- PCB 126
- PCB 138
- PCB 153
- PCB 157
- PCB 167
- PCB 169
- PCB 180
- PCB 189
- PCB 20
- PCB 28
- PCB 52
- PCB 66
- PCB 77
- PCB 81
Autres polluants organiques11 molécules
Rodenticides, régulateurs de croissance, biocides et composés divers.
- Acide Hydroxybenzoïque
- Benzène (Benzidine)
- Benzotriazole
- Biphényl
- Chlorophacinone
- Diphénylamine
- Hexachlorobenzène (HCB)
- Irgarol (Cybutryne)
- Paclobutrazole
- Trinexapac-Ethyle
- Warfarine (Coumafene)